Interviews
Interview de René GAUDINO
Points de vue sur… 50 ans de plaisance côtière en Méditerranée
RENÉ GAUDINO
Président de l’Union des Ports de plaisance de la région PACA de la Fédération française des ports de plaisance (FFPP), René gaudino est en charge des ports de Martigues et Carro depuis 1973.
Cabotages : vous êtes une sorte de "mémoire" de sports français. Quel a été le changement le plus important au cours de ces années ?
Les ports de plaisance de Méditerranée, à part quelques points de prestige sur la Côte d’Azur, et quelques grands ports de pêche en Languedoc-Roussillon, étaient des abris pour les barques des petits métiers de la pêche : un bout de digue, quelques anneaux ou des plans inclinés pour tirer les bateaux au sec… Avant qu’ils n’aient la preuve que la plaisance était capable d’apporter le développement économique et touristique, les communes tournaient le dos à la mer. Dans les années 1960 et jusqu’à la Loi Littoral de 1982, il suffisait de construire une digue et une contre-digue et on avait un port. On a agrandi les ports existants et on a multiplié les marinas nouvelles. Au début, ces excroissances ont été plus ou moins bien vues des élus. Et puis chacun a compris que le port est l’âme d’une commune littorale.
Cabotages : comment est née la FFPP ?
Quand les ports se sont développés, sont apparues toutes les complexités : techniques, administratives, juridiques, fiscales… Il a fallu que les ports échangent des informations, des expériences. La nécessité de se regrouper s’est tout naturellement imposée. Cela a commencé modestement il y a 35 ans. Plus fortement il y a 25 ans. Et, depuis 10 ans, c’est le boom. Les ports collaborent non seulement au niveau français mais à travers toute l’Europe et, en ce qui nous concerne, avec toute la Méditerranée. La plaisance se développe très vite dans beaucoup de pays riverains et nous pouvons leur apporter notre savoir-faire et notre expérience. C’est l’une de nos missions les plus nobles aujourd’hui.


















