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Bataille de Maguelone

6 Anglais 4 Français

En octobre 1809 eut lieu entre Sète et Maguelone une bataille navale qui opposa six bâtiments  anglais à quatre navires français. Voici les extraits du récit qu'en fit le commandant en chef de la partie française, le général Frègeville :


«Vers les trois heures, il a été tiré quelques coups de canon. Deux des nôtres ont fait route vers Sète et ont paru s'arrêter vers les forts de cette place». En effet, «La Pauline» et «Le Borée» purent se mettre à l'abri à Sète. En revanche, «Le Robuste» et «Le Lyon», contraints de serrer la côte de trop près, s'échouèrent non loin de Maguelone :
« A l'entrée de la nuit, les deux nôtres ont abattu toutes leurs voiles et une partie de leurs mâts et ont paru être échoués. Les six ennemis sont un peu au large, allant et venant et paraissant avoir des intentions hostiles.»

 

La garde nationale, arrivée de Montpellier, bivouaqua sur la plage tandis que les habitants de Villeneuve, mobilisés,  préparaient des barques pour venir en aide aux marins français.
Des canons furent installés sur la plage et des feux allumés pour dissuader les Anglais de s'approcher.

 

Au matin, écrit Frègeville, « les bateaux anglais n'étaient plus en vue. On a pu envoyer du port de Sète des bateaux de poche qui ont considérablement aidé à l'évacuation des vaisseaux. Mais vers onze heures, quatre vaisseaux ennemis ont reparu dans le sud-ouest. Je les ai vus manœuvrer pour s'approcher des bâtiments échoués qu'ils voulaient vraisemblablement détruire.»

Très mal placés pour se défendre, ils ne purent repousser l'attaque. Les Anglais les encerclaient. Le contre-amiral ordonna que l'on vide le Robuste et le Lyon de tout ce qu'il y avait de précieux, notamment l'artillerie, et les équipages se retirèrent. Et l'on mit alors le feu aux deux navires.

Ainsi, la France perdit deux de ses quatre bâtiments de guerre mais les canons purent être mis à l'abri à Sète.

 

Grâce à la participation héroïque des habitants de Villeneuve, le pire fut évité, comme le souligne Frègeville : «je ne terminerai point cette lettre sans revenir sur le zèle des citoyens à porter secours de la côte. Il a été tel que si nous ne l'avions pas ralenti, il y aurait eu ce soir, une petite armée dont on aurait été fort embarrassé.

Les maires ont marché à la tête de leur commune et je leur dois le témoignage qu'il est impossible de montrer plus d'ardeur et plus de volonté.»

 

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