Destination Canal du Midi ... suite
Relancer l’économie par le canal, une idée pas du tout barge
L’aménagement de la côte languedocienne a commencé comme ça dans les années soixante : des centaines de milliers de vacanciers de toute l’Europe passaient sur la route du Languedoc-Roussillon vers l’Espagne sans s’arrêter. Embouteillages, nuisances, frais d’entretien, peu de retombées économiques. Pour les arrêter en chemin, on a créé une offre touristique massive sous la forme de stations balnéaires comme La Grande Motte, Saint Cyprien, Gruissan, Canet en Roussillon...
Sur le canal du Midi à Béziers
passent en moyenne annuelle près de 10.000 bateaux, de location à 80%. Pendant la saison qui dure 22 semaines et concentre la quasi-totalité des passages aux écluses, c’est près de 400 bateaux par jour. Seulement un sur deux fait halte à Port Neuf.
L’idée est donc simple : faire s’arrêter sinon la totalité des pénichettes, en tout cas le plus possible. Mais tout aussi évident est le “facteur limitant” inhérent à ce projet : il n’y a que 28 places d’accueil. Rien ne sert donc de promouvoir l’escale de Béziers si le nombre d’anneaux ne suit pas.
Si on ajoute à cela la mauvaise réputation du Port Neuf considéré comme vétuste, mal -équipé, rendant peu de services, peu sûr... il saute aux yeux que la première chose à faire est une refonte quantitative et qualitative du pour dont le principal et capital atout est d’être presque en centre-ville.
Une première étude a été rendue en 2001 et préconise de faire de Port Neuf la “vitrine fluviale de Béziers”. Des places et des services en plus, certes, mais il ne s’agit pas seulement de faire un beau parking à bateaux.
Ce que font aujourd’hui les ports de plaisance qui ont la chance d’être en cœur de ville, le port fluvial de Béziers veut le faire : une porte d’entrée du canal vers la ville mais aussi un lieu d’intérêt et d’animation touristique pour les touristes à pied.
Légèrement en amont, la fameuse écluse de Fonsérane attire 300.000 visiteurs par an, mettant ce monument de la technique du XVIIe siècle au niveau des grands sites touristiques de la région. L’autre dimension du projet est de faire le lien entre les écluses et le port en créant un ensemble touristique proprement fluvial, donnant ainsi à la ville où naquit Pierre-Paul Riquet l’image fluviale qu’elle mérite.
Les recettes attendues de cette politique sont évaluées à près d’un million d’Euros par an.
Visitez les caveaux et les chais
Si vous n’avez pas de bateau et si la location d’une pénichette que vous devrez piloter et où vous devrez faire ménage et cuisine vous rebute, faites une croisière sur une péniche-hôtel. La péniche Les Anges d’Eux est particulièrement raffinée
Une autre idée est de faire du vélo sur le chemin de halage qui est aujourd’hui aménagée en piste cyclable sur presque toute sa longueur. Une manière économique et sportive - légèrement - de découvrir le canal du Midi.
La communauté de Béziers propose de nombreuses idées de randonnées à partir du canal. Consultez pour cela et bien d’autres choses le site internet suivant : http://www.beziersmediterranee.com.
Et, bien entendu, n’oubliez pas de visiter les caveaux et les chais où vous pourrez déguster et acquérir les vins de la région qui - vous pourrez le constater si vous êtes assez vieux pour cela - ont fait d’énormes progrès depuis les révoltes des vignerons de 1907... !

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