Mystérieux hippocampe
Il s'agit ici plutôt de quatre coups de palmes… car il n'y a pas que des huîtres et des moules dans le bassin de Thau ! Ici comme à Mèze, des clubs de plongées organisent des « safaris » à l'hippocampe, ce drôle de petit poisson qui conserve bien des mystères.
Le bassin de Thau est un monde singulier à l'écologie fragile. Parmi les êtres qui en peuplent certains, l'hippocampe n'est pas le
moins curieux.
Pour les scientifiques, les deux principales familles de ce “cheval de mer” qui vivent en Méditerranée, à savoir Hippocampus hippocampus et Hippocampus guttulatus, appelés hippocampe à nez court et hippocampe moucheté, sont des indicateurs de l'état de notre environnement.
Qu'ils soient nombreux dans les lagunes côtières, notamment dans le bassin de Thau, est un gage de préservation du milieu. Mais, en réalité, ce poisson (car c'en est un) recèle encore de très nombreux mystères.
Peu étudié par les scientifiques, il est encore en bien des points une énigme : on ne sait pas vraiment où est la limite entre les espèces tant il peut exister de différences de taille et de couleur entre des individus supposés être frères ou cousins.
On ne connaît que très mal ses moeurs et son habitat sinon que les plongeurs le trouvent généralement dans les herbiers sous marins à faible profondeur. Mais on en trouve aussi dans les rochers... La même espèce se rencontre à deux mètres de profondeur dans les algues du bassin de Thau et à trente mètres sur des fonds de coraux. De quoi y perdre on latin. ![]()

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