Pollution
Approchons-nous du zéro
« En mer comme au port, pollution zéro ! » Non, je plaisante : les caboteurs, avec leur tuyau d'échappement de moteur, leur évier, les WC et autres pompes de cale qui crachent dans l'eau, pas plus que les autres citoyens d'ailleurs, s'adonneront à leurs activités avec un degré zéro de pollution.
Mais rien n'empêche de réduire cette dernière au maximum. Déjà aucun plastique sous ses diverses formes (sacs, bouteilles et flacons divers, polystyrènes d'emballage et de protection, etc.) abandonné où que ce soit, serait un progrès ! Tous les produits d'entretien pour bateau, vaisselle, toilettes etc. peuvent être choisis en fonction de leur biodégradabilité même s'ils sont plus coûteux. Et même les déchets naturels flottants sur l'eau comme des peaux de banane ou de melon ne font pas joli-joli quand le vent les accumule dans un coin de plan d'eau alors que leur stockage dans un sac poubelle puis leur mise en container au port n'est pas difficile
Et pas un mégot à l'eau, dans le sable ou les rochers pour les caboteurs fumeurs (il en reste, j'en connais !) : des petits cendriers portables pratiques et marqués d'un souvenir d'escale existent ! Ne parlons pas de nos « gros » déchets pour lesquels il existe très souvent des déchetteries plutôt que le dépôt sauvage en bout de ponton de batteries, feux de détresse et autres huiles de vidanges.
Reste un problème de taille : les WC marins, en soi pas calamiteux pour le milieu de pleine mer mais qui le deviennent par concentration dans les ports ou mouillages très fréquentés. Port-Cros est d'ores et déjà interdit de séjour à tout bateau non équipé de cuves à eaux noires et d'autres sites et ports comptent bien suivre cette voie. Et si les bateaux neufs en sont équipés, les installations sur des bateaux moins récents sont souvent impossibles ou/et très couteuses ou/et très complexes. On attend avec impatience le « concours Lépine » du WC marin qui aboutira à une solution pratique et économique afin de contourner l'épineuse question des toilettes fermées à 19 heures 30 par crainte de vandalisme ou/et entretenues a minima par de trop nombreuses capitaineries.
















