4 autres pas à terre à Cassis
Cassis : Amarrez-vous, admirez, marchez.
Si vous avez la chance de trouver de la place dans ce port qui aime les jolis bateaux, vous pourrez rester à bord pour admirer la ville. Ensuite, prenez de bonnes chaussures, des surprises vous attendent.
Un tour en ville...
Le petit port de cassis aligne Quai du Moulin ses maisons anciennes, celles des pêcheurs dont les deux poissons d’argent des armoiries de la ville, salue l’activité. Elle a nourri la communauté, tout comme le corail et le commerce maritime avec le Moyen-Orient dès l’époque romaine. C’est à partir du XVIIIe siècle que les activités se diversifient avec les sécheries de morues, la confection des scourtins utilisés pour fabriquer l’huile d’olive, , l’exploitation des carrières et le développement d’un vignoble appelé à devenir grand. L’ancien castrum VIIIe siècle, fortifié au XIIIe) est une propriété privée (on peut y louer de belles chambres) mais la voisine villa Mauresque (début XXe) ouvre ses jardins d’été pour des concerts dans le cadre du festival “Jazz Marin“. On aime aussi tout simplement flâner dans les rues du centre ancien.
... et sur la montagne
Envie de vous dégourdir les jambes et de partir à l’assaut de cette « montagne qui nage sur la mer », une des plus grandes falaises maritimes d’Europe (altitude 399 m). Il faut compter près de six heures aller retour, être bien chaussé, muni d’eau et d’un pique-nique. Si le programme vous tente prenez le départ avenue de Revestrel ou le chemin Saint-Joseph pour atteindre le Pas de la Colle. Un chemin DFCI (balise jaune) grimpe vers les crêtes en direction de la Grotte des Espagnols. La légende dit qu’au XIIIe siècle des brigands catalans trouvèrent à s’abriter dans la grotte du “Baoume de Canaille“ dissimulée par la forêt et connue des seuls bergers et bûcherons locaux. Délogés par les soldats du roi, ils parvinrent à regagner la mer. Aujourd’hui, le sémaphore du Bec de l’Aigle veille sur vous.
La pierre de Cassis
La pierre de Cassis a donné sa couleur au monde. Dure et teintée par les oxydes de fer, ses beiges et orangers embellissent les quais d’Alexandrie et les pieds de la statue de la Liberté à New York. Pure et blanche, elle habille les rives du canal de Suez et les portiques de Gênes. On a dressé avec elle des phares, celui de son port et le vaillant Planier au large de Marseille et elle est présente dans les maisons où l’on a conservé la traditionnelle pile provençale (évier).
Port-Miou, son eau, ses galeries
Port Miou est un port naturel dans une profonde calanque dont on ignore encore aujourd’hui l’origine de sa résurgence d’eau douce sous-marine. Cette source était déjà connue des marins romains qui venaient s’y approvisionner. Pour la première fois en 1953, des plongeurs explorent les premiers mètres de ce qui se révélera être le plus grand réseau européen de galeries. Aujourd’hui noyé, ce réseau a été créé à l’air libre, quand le niveau de la mer se situait 120 mètres plus bas, au quaternaire. Le terminus de l’exploration internationale menée en 2005 se situe à 2 230 mètres du bord pour 172 mètres de profondeur. Mais ne vous y risquez pas. En 1993, le spéléonaute Marc Douchet, avait atteint 147 mètres en une heure. Mais le retour et les paliers avaient duré dix fois plus !













