4 autres pas à terre au Port Barcarès
Port-Barcarès : De l’art entre un cargo et une forteresse.
Cette station très “plage” a su faire preuve d’une grande originalité, pas seulement en faisant échouer un cargo sur le sable et en valorisant son patrimoine, mais en mettant l’art moderne dans la ville.
La sagne et la canne
Épargnée lors des grands travaux des années 1960, la baraque de sanills, habitat traditionnel des pêcheurs, nous livre les secrets des bâtisseurs locaux. À la sagne de l’année, roseau commun coupé en été, est associée la canya, canne de Provence coupée à sa quatrième année et de préférence à la lune vieille. Le châtaigner imputrescible ou du bois flotté ou encore de vieux mâts, selon les fortunes, étaient utilisés pour la charpente. Les formes arrondies aérodynamiques des cabanes orientée N-E/S-E permettent de favoriser l’écoulement laminaire des vents... Contrairement à celle des petits cochons, la maison de paille résiste au souffle des grands méchants vents dominants !
Le Lydia reconverti
La première construction de Port Barcarès est arrivée par la mer. Le Lydia, paquebot typique des années 1930, construit au Danemark trois ans avant le Queen Mary, a navigué dans les eaux australiennes jusqu’en 1955 sous le nom de Moonta avant d’assurer la liaison Beyrouth-Marseille. La SEMETA qui construisit le site l’acquiert grâce à son président Gaston Pams pour en faire en 1967 le symbole de la future station balnéaire. La japonaise Tsutsumi en fit un casino en 1974 aujourd’hui disparu comme le restaurant et la boite de nuit. Il accueille désormais d’avril à sept l’office de tourisme annexe et des expositions.
L’art à ciel ouvert
Musée d’Avant-Garde et premier Musée d’Art public à ciel ouvert, il est créé en été 1969. À la poupe du Lydia, une autre installation extramarine est ce parcours d’environ un kilomètre rassemble des sculptures contemporaines, oeuvres d’artistes venus de l’international pour créer ici et installer en front de mer cette promenade labellisée aujourd’hui “patrimoine du XXe siècle” que complète de nouvelles installations du XXIe.. Une visite guidée en MP3 offerte par l’Office de Tourisme vous permettra de tout savoir sur ces géants de l’Art Contemporain. Vous avez dit “bronzer idiot” ? Pas au Barcarès, en tout cas.
Un vélo pour l’étang et la forteresse de Salses
Cette visite se mérite au prix d’une balade à vélo de 15 km le long des berges de l’étang de Salses (ou de Leucate, c’est selon...). Si vous voulez vraiment longer l’étang au plus près par les sentiers et les berges, il vous faudra mettre pied à terre de temps en temps, mais cela en vaut la peine. Si vous partez pour la journée, vous pouvez envisager un pique-nique sur le site et profiter du charme des lieux. La forteresse espagnole, typique de l’architecture militaire de la fin du XVe siècle, verrouillait la frontière. Conquise par les Français en 1642 elle perdra son rôle stratégique et connaîtra un certain abandon avant sa restauration par Vauban fin XVIIe. Accès libre en partie : écuries, chapelle, place d’armes et visite guidée uniquement (50 mn) pour les terrasses, donjon et galeries.

Précédent Coup de Cœur à Port Barcarès Suivant Le port de plaisance de Port Vendres
















