Mouillage
Le paradis ou l'enfer du mouillage
Ce soir, c'est décidé : on reste dans ce mouillage de rêve Mais mais pourquoi les bateaux voisins le quittent-ils les uns après les autres au soleil couchant ?
Serait-il dangereux la nuit, les fonds n'étant pas d'excellente tenue ? Une renverse du vent ou son renforcement en ferait-il un enfer de clapot par une mer qui se formerait ?
La météo a-t-elle brutalement changé ?
Moments de calme et de plénitude, moments d'inquiétude, de tension et même de difficultés réelles et d'angoisse, les mouillages sont un peu comme Janus, avec leur bon côté et leur moins bon.
Les éventuels problèmes ne viennent pas que de vous : vos voisins ont peut-être mouillé leur ancre trop près de vous et les bateaux se rapprochent inexorablement, avec une chaine trop courte ou trop longue pour permettre un évitage sans risque lorsque le vent tourne, pour ne pas être sur la trajectoire du bateau qui dérape, pour que son ancre ne remonte pas votre chaine.
Quelques règles d'or pour éviter ces désagréments au mouillage :
D'abord suivre l'évolution de la météo pour se placer du côté abrité de la houle, pas trop près de la côte sous le vent ; et ne pas attendre la dernière minute pour changer de place si l'autre côté de la crique semble préférable !
Ensuite, mouiller une bonne longueur de chaine, un peu au-delà des 3 fois la profondeur d'eau de la théorie.
Puis vérifier par des alignements que l'ancre a bien croché et qu'elle ne chasse pas ; par manque de vent, un petit coup de marche arrière peut être bien utile
Enfin, malgré le plaisir de partager l'annexe pour aller sur la plage ou en ville, laisser à bord une personne sachant mettre le moteur en route et remonter l'ancre « au cas où » : une renverse du vent peut faire basculer l'ancre ou tout changer dans les positions relatives des bateaux.
Ne reste plus qu'à allumer le feu de mouillage pour être vu les nuits sans lune, se servir l'apéritif et profiter des bons côtés des mouillages-plaisir paisibles !
















