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Destination Charente Maritime : l'Île d'Oléron

L’ÎLE D’OLÉRON
la lumineuse, la parfumée

L'Île d'Oléron

Oléron ‘‘la lumineuse’’, comme elle est souvent définie, est tout aussi indissociable de ses parfums que de ses lumières : pins, chênes, fougères et en, cette saison en attente de l’été, genêts. Et l’odeur de la mer, plus présente à marée basse, car nous sommes entrés au pays de l’huître, dans le bassin de Marennes-Oléron. Bien que sa maison se visite à Rochefort, Oléron est  la terre de Pierre Loti. Sa dernière. Selon sa volonté il est enterré à Saint-Pierre, la capitale de l’île, dans la maison des Aïeules, celle de ses tantes. Un peu de géographie gourmande pour se mettre l’eau à la bouche : au centre et au sud de l’île on cultive la vigne qui fait le blanc de pays charentais, sur la côte Est on élève les huîtres labellisées. Deux passions, deux terroirs qui s’unissent pour se retrouver autour d’un plateau frais à n’importe quelle heure de la journée... disons, après dix heures du matin.
Passé le pont qui relie Oléron au continent, le chenal d’Ors est une succession de champs ostréicoles. Des 90 kilomètres de côtes que compte l’île, l’estran vaseux en représente presque le quart. Ce passage stratégique est gardé, sur l’autre rive, par le Fort Louvois (ou encore Fort Chapus) une construction militaire les pieds dans l’eau commandée par Louis XIV, à laquelle on accède depuis le XVIIe siècle par une chaussée de 400 mètres. Cette magnifique réalisation de l’intarissable Vauban, est étonnante par sa forme en fer à cheval et, surtout, par la tour dont elle est dotée en son centre. Son rôle était de veiller sur l’estran vaseux du Coureau d’Oléron et le sud de l’estuaire de la Charente.
Avant de partir à la pointe nord pour notre prochaine croisière d’un jour à travers le bassin ostréicole de Marennes-Oléron en remontant la Seudre, nous faisons le tour du propriétaire.


La sardine dans le port de la Cotinière


Port de la CotinièreLa Cotinière est le seul port de pêche de l’île, le premier de Charente-Maritime et le septième français, avec une centaine de bateaux de 26 mètres qui partent pour des campagnes de trois jours en moyenne. Filayeurs, caséieurs, palangriers, ligneurs... l’activité et les équipements changent en fonction de la saison. À Oléron, la tradition de pêche au large ne remonte qu’au XIXe siècle. Comme souvent sur nos côtes, les autochtones étaient plus agriculteurs que pêcheurs. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne prenaient pas de poissons ! Ils avaient depuis longtemps imaginé un système de pièges très efficace : les écluses à poissons. Il s’agit d’une sorte de filet en pierres sèches construit le long du rivage et qui permettait de capturer le poisson, entré à marée montante et piégé à marée descendante. Les premiers marins-pêcheurs ne sont apparus qu’à la fin du XIXe siècle et encore s’agissait-il simplement de nourrir sa famille. Or, ces ‘‘amateurs’’ vont ramener tellement de sardines qu’ils vont commercialiser l’excédent. La vente se faisait directement sur le sable à l’arrivée des bateaux avec des mareyeurs locaux.Embarquement !
Quand aucun acheteur ne se présentait ou quand les mareyeurs ne pouvaient absorber toute la pêche du jour, le marin était contraint de vendre lui-même sa pêche. Les femmes allaient alors de village en village en poussant une petite voiture à bras où les sardines étaient rangées dans des paniers d’osier, sur un  lit de fougères. On disait alors que les femmes allaient ‘‘faire la sardine’’. Dans les rues, elles criaient pour signifier que le produit était frais : ‘‘ à la sans sel, à la   belle sans sel !’’ À cette période faste, les pêcheurs vont ramener jusqu’à 10.000 sardines par jour. Les Cotinards, aidés de la municipalité, firent construire la première criée en 1910. Chaque jour, le début de la vente était annoncé à 16 heures par une cloche sur le toit de la criée.

 

Chassiron, joli bagnard

 

Le phare moderne de 1836, dressé sur la pointe de Chassiron, semble avoir eu le même habilleurLe Phare de Chassiron que celui des frères Dalton. Bien ancré pour résister aux vents qui se déchaînent régulièrement dans le secteur, il est visible à 52 kilomètres par temps clair - 50 mètres de haut pour de 18 mètres de diamètre et remplace un premier feu, édifié par Colbert en 1685 pour baliser le passage dispositif d’aide à la navigation sur cette côte dangereuse constitué du phare des Baleines, à la pointe de l’île de Ré et de Cordouan au milieu de la Gironde et qui vient de fêter ses 400 ans ! On peut le visiter mais prenez bon souffle et bon pas si vous décidez de gravir ses 224 marches, dont deux échelles de meunier pour finir. À ses pieds la rose des vents, une merveille paysagée est aussi cultivée que Domique Abit, le maître des lieux, photographe aérien qui a illustré en partie ce reportage, et auteur de Chassiron, tout savoir sur le phare dont nous vous recommandons la lecture.

 

 

Saint-Denis-d’Oléron l’escale ‘‘mer à la campagne’’

 


Saint-Denis-d’Oléron est le dernier port avant le phare de Chassiron qui marque la pointe Nord de l’île. Juste avant le banc qui se trouve entre le phare et la tourelle d’Antioche, très dangereux dès que la mer se lève, c’est un abri bien protégé dont l’entrée se trouve dans un bassin calme par tous les vents sauf de Sud-Est. Son entrée a un seuil de 1,90 m à mi-marée. C’est un port tout neuf, à part les quais de pierre de la grande époque. Quelques bateaux de pêche à l’entrée, sept cent cinquante places de plaisance et, surtout, une centaine de places d’accueil. Une proportion tout à fait remarquable qui indique la volonté de faire de ce port, malgré une liste d’attente de quatre cents noms, un lieu de passage et d’accueil, et non pas un garage à bateaux. Une politique de troisième nuit gratuite complète le dispositif destiné à attirer les plaisanciers et à les faire rester un peu.

St Denis d'Olérons

Il est vrai que le coin ne manque pas d’intérêt. Pour ceux qui ont la bougeotte, un loueur de vélos est là et chacun pourra se dégourdir les jambes en pédalant vers Chassiron et les nombreuses pistes cyclables de l’île. C’est en quelque sorte un port de campagne qui joue la carte bon enfant d’Oléron, plus populaire et plus ‘‘nature’(lle)’ que l’île de Ré. C’est un port calme, loin des ‘‘animations’’ que tant d’autres s’ingénient à gratifier les visiteurs qui, pour la plupart, n’aspirent qu’à passer une soirée et une nuit tranquilles... Les pontons d’accueil sont à l’entrée du port et les restaurants des quais (que loue la municipalité) sont un peu en retrait. Cale de mise à l’eau, élévateur de 16 tonnes, zone technique, trois mouillages organisés à réserver avant juin, école de voile. Une escale comme on aime.

 

 

Le DouhetLE DOUHET
Dans l’Anse de la Malconche le Douhet dispose de 350 anneaux équipés de bornes d’accès à l’eau et l’électricité. C’est, après Saint-Denis, un port de plaisance qui a su se moderniser. Le bassin est au calme, loin des flons flons touristiques. Sur la plage attenante, La Durandière, une immense et intéressante villa de  pur style années cinquante propose vingt-sept couchages pour des réunions d’amateurs d’architecture... et de belle vue sur la mer.

La CotinièreLA COTINIÈRE
La Cotinière est le seul port de pêche de l’île, le premier de Charente-Maritime et le septième au niveau national, avec une centaine de bateaux  campagnes en moyenne de trois jours. Filayeurs, caséieurs, palengriers, ligneurs, l’activité change en fonction de la saison.

BOYARDVILLE
Boyardville
La ville a été construite pour loger les ouvriers qui bâtissaient le fort homonyme. Le petit port de plaisance très fréquenté est équipé d’une porte éclusière qui lui permet de rester en eau. C’est le seul port des bateaux mytilicoles. On y pêche aussi le homard bleu. C’est la limite identitaire de l’île. À partir d’ici, vers le nord, c’est la vigne qui domine. On y fabrique un Cognac sous l’appellation Boire Ordinaire et on produit un vin de pays. Le Cognac-Schweppes, très à la mode en ces lieux, a été inventé pour en écouler en partie la production !

Chateau d'OléronCHÂTEAU D’OLÉRON
Au Château d’Oléron un quatrième port est en construction et devrait être adjoint au port ostréicole si la jonction entre les deux s’avère réalisable. Balades sur le sentier littoral, à pied ou en vélo sur cette “route des huîtres“, aux cabanes ostréicoles nombreuses. Aménagement d’un plan d’eau permettant la baignade, encore impossible dans les eaux vaseuses. Partout des claires au milieu des terres.

St TrojanSAINT-TROJAN-LES-BAINS
Saint-Trojan qui doit son nom à un évêque de Saintes, mort en 532, obtint du président Félix Faure l’autorisation de rajouter les-Bains à son nom et devînt ainsi la première station balnéaire d’Oléron. La commune est adossée à l’une des deux remarquables forêts domaniales de l’île, plantées essentiellement pour fixer la dune. Autrefois, avant qu’il n’y ait un pont, on arrivait ici en barque, dès la descente du train en gare de Bourcefranc.
Aujourd’hui, au pied des villas– chalets de la Belle Èpoque, les ostréiculteurs s’activent alors que s’affairent les nombreux amateurs de pêche à pied. Ici, face au continent et abritées des vents du large, les plages sableuses accessibles de la pointe sud depuis 1966 sont très familiales.

LE PERTUIS DE MAUMUSSONLe Pertuis de Maumusson
Situé entre le sud d’Oléron et le continent, c’est une belle tentation de raccourci pour entrer en Charente-Maritime ! Mais, des trois pertuis, Breton, d’Antioche et Maumusson, ce dernier est le plus dangereux. Son étroitesse et sa faible profondeur en font un formidable accélérateur de courants et une machine à brisants. Beau temps, faible tirant d’eau, marées étales et connaissance du lieu sont chaudement recommandés !

 

St Denis d'OléronsSAINT-DENIS L’OLÉRON
Saint-Denis d’Oléron, à la pointe de l’île, est aujourd’hui un port moderne, la première véritable escale en venant de l’océan. C’est aussi un joli village avec une église remarquable, Saint-Denis.
La commune a longtemps vécu de l’échange maritime avec la côte : des eaux de vie locales contre des céréales, d’où le développement de  son port, bien avant la plaisance. Sa principale attraction touristique est le phare de Chassiron  C’est aussi un point de départ pour toutes sortes de promenades à vélo sur les pistes aménagées dans toute l’île.

 

 

 

Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée