Destination Espagne
DU 14 AU 23 JUIN - PROLOGUE :
GRAND CARÉNAGE À FRONTIGNAN
43°25N -3°46E
Le Laertes est à sec sur la zone technique de Frontignan. À Sète, notre port d'attache et le siège de Cabotages, il n'y a encore rien qui puisse nous accueillir pour les travaux de l'année: soit c'est pour les petits bateaux et un antifouling vite fait, soit c'est pour les chalutiers dont beaucoup, hélas, se font déchirer en ce moment. Pas de demi-mesure ici.
Comme chaque année, nous faisons donc une heure de navigation avec une hélice pleine de coquillages et une coque bien verte, jusqu'à Frontignan. Ne pas y venir trop tôt, avant que l'entrée ait été draguée ! Sinon, avec 1,90 m de tirant d'eau, le risque de plantage est grand..JPG)
Là, tout va bien. Pas pour tout le monde. À droite du chenal du port, côté plage, les vagues remuent l'épave d'un imprudent voilier qui a voulu se mettre à l'abri dans ce port un jour de coup de mer… alors que l'entrée y est particulièrement délicate par ce temps et que, en revanche, celle de Sète permet une arrivée, même en vrac et avec toutes les voiles, par n'importe quel temps. Les bassins intérieurs permettent, sur une mer pacifiée, de se préparer à l'atterrissage.
LA MÂT, LA COQUE ET UN GABIAN FOU
Cette année, grandes manœuvres à terre : démâtage du grand mât. Avec le bois, il faut
vérifier au moins tous les cinq ans pour boucher la moindre entrée possible d'eau de pluie dans les fentes, derrière les ferrures, là où il y a des vis. Donc, chantier important de ce côté là, pendant qu'un grattage assez profond de la coque est entrepris. Là aussi, il faut vérifier, mais l'eau de mer est moins nuisible que l'eau douce et il est facile de vérifier de l'intérieur s'il y a des entrées d'eau suspectes.
Pendant les travaux, nous faisons connaissance avec un gabian (goélan) hystérique perché sur le hangar du chantier MEF et qui passe sa journée à attaquer un faux hibou à tête articulée destiné – normalement – à éloigner les oiseaux de mer. Il crie, il frappe, il pique, des heures durant, sans se décourager, alors que les autres s'en foutent complètement. Il y a aussi de grands névrosés chez les volatiles...
NAVIGATION GASTRONOMIQUE AVEC FRANCE 3
Dix jours de travail intense pour ne pas laisser le bois sécher et se rétracter au soleil. Remise à l'eau, remâtage, tout est fait ici avec un soin immense. L'équipe de grutiers de la zone technique sont des experts et ils prennent un soin infini de leurs bateaux, surtout du Laertes. Le mât de treize mètres est remis en place, Djinn,
le commandant en second, se fait hisser en haut pour décrocher la sangle (normal, le plus costaud treuille le plus léger…), réglages du gréement par Philippe Kerneis, de Clipper Voiles, on remet la toile en place et c'est prêt.Une équipe de France 3 vient immortaliser la scène, premier épisode d'une série que nous faisons avec la chaine régionale sur le thème du "Gastronaute", une mini-croisière dans le Golfe du Lion pour raconter de bonnes histoires sur ce qui se mange et se boit, produit par la mer ou les terroirs littoraux. Huit épisodes diffusés chaque lundi dans le JT du soir pour faire connaître les richesses culinaires de nos cités portuaires. À retrouver avec le lien suivant : cabotages.fr/le-magazine-de-cabotages-ete-2014.html
Au retour de ce premier périple qui nous conduira du Grau du Roi à Port-Vendres, nous repartirons pour la croisière-reportage annuelle de Cabotages, vers l'Espagne cette fois (Italie l'an dernier), publiées quotidiennement sur Facebook et que vous retrouverez dans les pages suivantes.

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