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4 autres pas à terre à Marseille

Marseille Petite Rade : Huit milles nautiques, quatre mondes

 

 

De l’Estaque à la Pointe Rouge, on est sur le territoire de la commune de Marseille. Des quartiers qui sont autant de mondes aux ambiances différentes, du plus technique au plus naturel, toujours vivants.
 
L’Estaque
L’Estaque est une source d’inspiration inépuisable. Musicale pour Nicolo Paganini, littéraire pour Emile Zola, cinématographique pour Robert Guediguian, figure du 7e Art, et picturale pour ces artistes de renom séduits par la lumière du petit port. En suivant le Chemin des Peintres vous découvrirez sous les pinceaux de Cézanne (détail de L’Estaque et la Mer, ci-dessus), de Derain, Braque, Dufy, Renoir, Marquet et d’autres encore, l’Estaque, la rade de Marseille et la mer, fauves, cubistes, immortelles. En provençal l’estaco, veut dire l’attache, celle qui permet d’amarrer les bateaux à un pieu. Du fait de sa situation protégée, la vocation maritime de l’Estaque est ancienne. Grecs et Phéniciens en auraient fait un port pinardier où transitaient des milliers d’amphores. Puis il y eût les tuileries, puis la chimie, les mines, la réparation navale... et le déclin comme en témoignent les friches industrielles qui ne font rêver que dans les films...
 
Le Frioul
L’escale du Frioul s’améliore chaque année ! La digue Berry a été construite pour relier les deux îles de l’archipel du Frioul - Pomègues et Ratonneau - et ainsi créer le port Dieudonné. Ce bassin était destiné à la quarantaine depuis sept années quand fut inauguré en 1828 l’hôpital Caroline (prénom de l’épouse du duc de Berry) destiné aux malades de la fièvre jaune. Les conceptions hygiènistes de l’époque, dont un ingénieux système de ventilation sensé évacuer les miasmes, sont mises en oeuvres par Penchau, architecte de la ville de Marseille. La ville n’a conservé aucun bâtiment de cette époque, alors il fait bâtir au coeur du dispositif une chapelle dans le plus pur style grec. Propriété de la ville de Marseille depuis 1971, ce chef d’oeuvre retrouve toute sa beauté avec l’association Acta Vista dans le cadre d’un formidable chantier d’insertion, âme pour quelques années encore du futur Centre Culturel Européen de Rencontres.
 
La rade Sud
Dans chaque anfractuosité de cette alternance de plages et de dents de pierre qu’est la rade Sud, se trouve un village, un petit port, le plus souvent quelques anneaux et trois barquettes. Parmi ces mini-ports au charme fou, le vallon des Auffes est le port de l’alfa, cette plante utilisée autrefois pour la fabrication des grelins, drisses, écoutes et filets des bateaux. La petite anse, coiffée des trois arches du pont construit en même temps que la corniche Kennedy, abrite le restaurant Fonfon, célébré pour sa bouillabaisse mais aussi Chez Jeannot où les pizzas sont excellentissimes. Si la petite annexe en verrière suspendue sur le port est irressitible, ne manquez cependant pas l’accrochage dans la grande salle intérieure. Betty Savastano, danseuse, peintre autodidacte et voisine y expose des toiles vibrantes d’amour et de couleurs pour sa calanque. Vous la trouverez aussi au Frioul où elle vit à temps partiel sur un bateau.
 
La Pointe Rouge
Au Sud de la ville, la Pointe Rouge, c’est un port à flot de 1 200 places, un grand port à sec et une zone technique très fréquentée. Un peu moins un port de passage. La Pointe Rouge est aussi un haut lieu de la plongée et des défis du vent. Toutes les activités vélistico aquatiques s’y pratiquent avec l’ardeur dont peut faire montre ici le mistral. Sur la plage, on y voit aussi défiler le tout-Marseille cosmopolite des familles et des bandes de copains qui se retrouvent là, à cet endroit resté populaire sans devenir branché. Le style de la Pointe Rouge, c’est déjeuner tranquille les pieds dans le sable (la pizza aux anchois !), pique-niquer avec pépé et mémé, prendre l’apéro devant les cabanons-cabines qui s’alignent coquettement tout autour de la plage et dont on jalouse fort les heureux occupants. Et le soir, c’est un lieu de fêtes fort tardives... On y accède désormais en navette depuis le Vieux Port. Dernier départ à 22 h.
 

 

 

Marseille Vieux-Port : À voir de la mer, à découvrir à pied

 

 

Arriver dans le Vieux-Port de Marseille, c’est comme ouvrir un guide touristique : devant, à gauche, à droite, le bassin offre ses trésors et distrait le marin. Quand vous serez amarré, faites le circuit à pied.
 
Le sémaphore de la Couronne
Dans la famille des sémaphores, c’est l’unité de la Marine nationale qui, avec ses 23 mètres, possède la plus haute tour de veille de la Méditerranée. Construite en 1887 pour abriter le télégraphe aérien, elle observe aujourd’hui le trafic maritime très sensible du Golfe de Fos, les départs d’incendies, les embarcations en tous genres et les baigneurs de la plage en contrebas. L’an dernier, une initiative que l’on espère reconduite cet été mais qui donne lieu à débat alors que nous mettons en page, donnait accès un après-midi par semaine et pour un euro symbolique, à la passerelle du sémaphore. Une visite de 45 minutes, organisée par les guetteurs est un privilège (offert d’habitude uniquement pour la seule la seule journée du patrimoine). L’équipage du sémaphore vous dévoilera ses missions, peu connues du grand public et bien souvent des plaisanciers, au coeur de la passerelle suréquipée en matériel de détection dont vous ne verrez que certains...
 
Le quartier du Panier
Si vous regardez la série sur France 3, vous ne serez pas dépaysé. Mais la réalité est plus intéressante, avec un scénario plus varié. Sur la colline à bâbord, vous oserez les ruelles fraîches du Panier. Perché sur une petite colline, c’est le quartier originel des vagues successives  l’immigration, des Grecs aux Comoriens. Tout y est pittoresque comme le nom des rues et le comportement de ses habitants. Déambuler sans but le long des rues est encore le meilleur moyen de visiter ce petit village dans la ville. Un dédale. Mais à Marseille, on ne se perd pas, car jamais on ne quitte longtemps la mer de vue. Pour les amateurs, c’est ce quartier qui a inspiré le quartier du “Mistral“ de la série télévisée Plus Belle la Vie. Mais, surtout, visitez la Vieille  Charité, ancien lieu réservé à «l’enfermement des pauvres et des mendiants».
La Canebière : Vous êtes arrivés. Vous débarquez quai de Rive Neuve. Tout au bout se trouve la célèbre Cannebière qui continue de donner le ton maritime de la ville… elle a été embellie, c’est une bonne chose. Elle porte le nom du chanvre qui y était tissé pour les cordages (comme la baie des Canoubiers à Saint-Tropez). Pas très loin se trouve aussi l’avenue de la Corderie… Mais avant d’y arriver, vous profitez des quais totalement réhabilités et en grande partie piétonnisés pour Marseille 2013. Arrêtez-vous sur la Place aux Huiles… Les immeubles qui la bordent ont encore les voûtes et les portes cintrées… Mais ce n’est pas de l’huile que vous y trouverez, plutôt des vins de Provence et surtout le Pastis, mélange d’anis étoilé du Yunnan (Chine), d’une pointe de réglisse des rives syriennes de l’Euphrate, et des plantes aromatiques indigènes...
 
Une marina impériale
Le pharo : un coup d’oeil à tribord vers la colline du Pharo, troisième bâtiment d’époque Napoléon III, auquel il faudra ajouter la Bourse et la gare Saint-Charles. De passage à Marseille en 1852, Louis Napoléon Bonaparte, encore président des Français, décide de la construction d’une villa “pieds dans l’eau“ à Marseille. Cette “marina“ avant l’heure dont la première pierre fut posée en 1858, ne vit jamais ni empereur ni impératrice, qui avaient pris du galon.  Eugénie l’offrit à la ville. Il n’est pas éblouissant de légèreté ou de finesse, mais sa situation sur la hauteur au bout du port en fait un élément paysager important pour l’équilibre de cette partie de la ville. Après avoir accueilli la faculté de médecine, le Pharo abrite aujourd’ hui des salons professionnels et des séminaires et offre une vue splendide sur les îles, les ports et la ville.
 
Le Mucem, étrange, vu de la mer
Vue de la mer en entrant dans le Vieux Port, sa résille-peau intrigue. On dirait un peu un camouflage. À terre, elle trouve sa juste harmonie sur le site majestueux de l’entrée de ce bassin que nous aimons tant. Comme posé sur l’eau, le bâtiment du Musée National, musée du XXI e siècle, avec son jardin bâti sur le môle J4 du port de la Joliette, est l’oeuvre de l’architecte Rudy Riccciotti. Une passerelle aérienne de plus de cent mètres franchit d’un trait léger la darse pour faire lien avec le fort Saint-Jean (XIIe siècle). Dédié à la Méditerranée et à ses relations permanentes avec l’Europe, le Mucem, qui se veut aussi lieu de rencontres et de débats, accueille le visiteur par un parcours de l’Histoire des Civilisations Méditerranéennes, conçu par Adeline Rispal. La Tour du Roi René (Fort Saint-Jean) consacre sa salle de garde à sa propre histoire. Le Musée a aussi hérité des collections du Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris, fermé en 2005.
 
Le musée : 7 promenade Robert Laffont 04 84 35 13 13
www.mucem.org
 
Le château d’If
 Juste avant d’entrer dans l’abri du Vieux-Port, on double le célèbre château d’If. François 1er en vit l’intérêt stratégique et fait bâtir une forteresse afin de verrouiller la rade de Marseille. Les travaux se déroulèrent de 1527 à 1531. Une garnison de soixante hommes et un gouverneur occupèrent la forteresse. Mais elle ne connut ni siège ni combat et devint une prison. Ses premiers détenus ont été deux pêcheurs marseillais, en 1540. Puis on y enferma les opposants au Roi, notamment des Protestants et les promis aux galères. Les conditions de vie étaient y si dures que l’espérance de vie des prisonniers était de neuf mois. C’était encore une prison pendant les deux guerres mondiales. Le fort Saint-Jean : Passée l’anse du Pharo, on entre dans la passe d’entrée du Vieux Port sous la double autorité des forts Saint-Jean et Saint-Nicolas. À bâbord le Fort Saint-Jean et sa Tour du Fanal, ancienne Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem date de la fin XIIIe siècle. Sa tour carrée, dite du Roi René, édifiée au XVe siècle est incluse dans les remparts, élevés en 1666 par  l’ingénieur Clerville, sous l’autorité de Vauban à la demande de Louis XIV. Aujourd’hui le fort abrite des collections dont quelques reproductions ornent la façade rose pâle.
 
Le fort Saint Nicolas
De l’autre côté, Louis XIV a fait bâtir le fort Saint-Nicolas, La citadelle des Marseillais, achevée en 1664. L’objectif : mettre fin au  oulèvement des habitants de Marseille qui bafouaient l’autorité royale. On remarque en effet que les canons sont tournés vers la ville ! Au niveau de l’ouverture la plus étroite entre les deux forts, le Sénéchal de Provence ordonna en 1322 d’y fixer une chaîne pour barrer la passe du port. Furent ensuite créés un chemin de ronde et une muraille. Ce système de défense se révèlera totalement inefficace en 1423 contre l’attaque du roi Alphonse V d’Aragon. La ville sera pillée durant trois jours par les Aragonais. Ils emporteront pour trophée la chaîne du port aujourd’hui exposée dans la cathédrale de Valence.
 
La Bonne-Mère
Du large, c’est l’amer le plus sûr. Notre-Dame de la Garde a été construite entre 1863 et 1893 sur l’ancien site d’une chapelle du XIIIe, consacrée elle aussi à la Vierge Marie. Son architecte, un Protestant, l’a voulue d’un style néo-byzantin très riche. Elle est surmontée d’un beffroi de 90 mètres surplombé d’une immense Mère à l’Enfant couverte d’or de 11 mètres de haut,  décorée par l’orfèvre parisien Christofle. Les Marseillais l’appellent la Bonne Mère. Protectrice de la ville, on y dépose des ex-voto aux couleurs de l’Olympique de Marseille…
 
Les Trois Major : dans l’avant-port, la Major qui attire le regard sur bâbord. C’est Byzance !  L'architecte Léon Vaudoyer a construit entre le Vieux Port et le nouveau un édifice qui tient plus du palais que du lieu de prière. Marbre et porphyre, mosaïques, coupoles, alternance de pierres vertes et blanches, il affirme la volonté de Marseille d’être la porte de l’Orient. Aussi grande que Saint Pierre de Rome, elle peut accueillir trois mille fidèles. L’église Saint-Laurent : à bâbord, côté fanal rouge, se trouve l’un des plus purs bâtiments du port. Avec un clocher comme on en trouve un autre à Collioure, c’est l’église Saint-Laurent, construite au XIIe siècle, la paroisse des pêcheurs et des marins. Très endommagée par la destruction du quartier en 1943, elle conserve cependant la beauté de son architecture romane en calcaire rose venu du Cap Couronne. À ses côtés a été construite en 1604 la chapelle Sainte-Catherine, au style gothique tardif, unique dans son genre à Marseille.
L’église Saint-Victor : sur tribord, au-dessus du bassin dit du Carénage, se tient une église avec un clocher “à peigne“, c’est l’abbaye Saint Victor. La légende raconte que Victor, officier des légions romaines converti au christianisme, a été supplicié vers 228 parce qu’il avait refusé d’offrir de l’encens à Jupiter et renversé l’autel. L’empereur Maximien lui fit couper un pied, puis écraser par une meule puis décapiter avec ses compagnons évangélisateurs. Leurs corps, jetés à la mer, ont été ramenés par un ange dans une petite grotte. Vers 413 y fut fondé un monastère en son honneur.
 
Laissez-vous mener en bateau sur Bazar
Il était une fois un skipper et une artiste de cirque. De leur union sont nées des virées insolites en mer, où des domaines  aussi différents que le cirque, le conte, l’environnement et la voile se mêlent sur le pont de la goélette Bazar pour offrir au public, en mer et à terre, un mélange salé entre émotion, information et prise de conscience écologique... Tout commence par un spectacle de 30 mn à quai puis, pendant 2 h 30 de navigation, les passagers découvrent le littoral et le milieu marin par une approche croisée entre propositions artistiques et interventions environnementales. Sur cette période s’alternent des contes, un partage de connaissances sur l’environnement marin, la navigation, des lectures du paysage et de son histoire. Le soir, les voiles du bateau seront l’écran d’un cinéma flottant de plein air, avec une programmation tout public en lien avec le propos, films parlant d’écologie marine, témoignages de navigateurs à la voile, démarches artistiques autour de la mer...
Alors, laissez-vous mener en bateau ! Association Champs Libres : 09 72 32 70 05 - 06 60 93 19 49
Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée