Amarrage
Le cabotage est aussi affaire de bouts et de nœuds
Il suffit de remonter un ponton pour savourer l'extrême variété des amarrages entre les anxieux qui n'hésitent pas à doubler ou tripler leurs amarres passées sur chaînes et amortisseurs et les désinvoltes qui tournent un bout douteux en usure, diamètre et nœud
Pas de marées ni de courants en Méditerranée pour compliquer l'amarrage, mais de brutales variations de
force et de direction des vents en font souvent une phase de cabotage à ne pas négliger.
D'autant qu'à des conditions climatiques changeantes, s'ajoute une très grande variabilité des cas de figure selon les ports et même dans un port : sur catway, sur bouée, sur pendille, le long d'un quai, sur l'arrière ou l'avant, sur cordages entre piquets, sur ancre et quai, etc
Quelques règles de base ? Même pour une courte étape, tout de suite prévoir des amarres tendues croisées et des gardes montantes et descendantes. Et si elles couinaient hier, passer un peu de produit vaisselle avant de se coucher Pensez au renforcement éventuel du vent et à sa rotation : éloigner ou rapprocher le bateau du ponton ou du voisin, installer une contre garde avant le coup de vent, ne vous garantit peut être pas un meilleur sommeil mais sûrement moins d'efforts physiques en pleine nuit !
Pensez également au prochain départ : par exemple si vous avez pris une bouée sur l'arrière (ou l'avant !) avec un nœud certes solide mais difficilement largable sous tension, la partie risque de se terminer en tour de manège, pas toujours dans la gaité
















