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Destination Charente Maritime : Rochefort

ROCHEFORT
un arsenal, une corderie, une frégate, une ville

 

 La Corderie Royale de Rochefort

 

Débarqués par notre équipage du Ville de Rochefort, au ponton d’accueil non loin de l’ancien quai aux Vivres, nous gagnons, à deux pas du port, la Corderie royale, premier bâtiment construit et pièce centrale de l’arsenal de Rochefort.
C’est pour les méandres de son fleuve que Rochefort, un marais éloigné de vingt kilomètres de l’océan, fut choisi par Colbert pour la construction du futur arsenal du royaume, alors que se développaient les ports militaires de Brest et de Toulon, seuls capables alors d’accueillir les grands navires de guerre. Encore fallait-il en avoir !

La lutte contre les Anglais avait réduit la Marine royale française à une vingtaine de vaisseaux. Il était urgent d’en reconstruire de nouveaux, tant pour le combat naval que pour le florissant commerce avec le Nouveau monde.
Le visionnaire Colbert voulait voir débarquées toutes les richesses du Québec. Il voulait un port atlantique, abrité et bien défendu, avec des ressources en hommes, en bois et en vivres. Tout cela
était ici généreusement offert, avec, en prime, les marais salants et... le paludisme. Il l’a imaginé, à l’instar de Versailles, comme la seconde vitrine du Royaume, outil de propagande

Le Centre International de la Mer où le chantier de l’Hermione, présidé par Eric Orsenna, se donne en spectacle, vient, sous la direction d’Emmanuel de Fontainieu, de décrocher deux étoiles au guide Michelin du Patrimoine Industriel.
À la différence des autres grands pays, la France n’avait ni conservé, ni reconstruit aucun des fleurons de sa Marine, antérieur au XIXe siècle. Mais plus que de satisfaire à ce manque patrimonial, le projet Hermione se propose avant tout comme vitrinesymbole du lien franco-américain. La construction de cette frégate de 12 (frégate légère équipée de 26 canons, tirant des boulets de 12 livres, d’où son nom) de 44, 20 mètres (65 mètres hors-tout) pour 11 mètres de large, trois mâts et 1500 mètres carrés de voilure dure depuis quinze ans. Les plans initiaux d’Aîné Chevillard n’ayant pas été retrouvés, la reconstitution s’établit à partir d’archives et selon une continuité parfois chaotique, selon les flux des financements nécessaires. Place Colbert à Rochefort

Celle qui traversa en 38 jours l’Atlantique, avec à son bord Lafayette, âgé de 23 ans et pressé de rejoindre les insurgés américains de Boston, fut terminée en quelques mois. Cette seconde utopie - un nouveau rêve d’Amérique qui devrait voir naviguer l’Hermione en route vers Boston, en 2014 - prévoit une mise à l’eau l’an prochain. Depuis l’ouverture de cet extraordinaire chantier, chaque étape de la construction peut-être suivie par le public. Attention, les peintures fraîches en cours, selon la palette d’époque que nous ne connaissons aujourd’hui que défraîchie par le temps, sont étonnantes de vivacité. Le lion de proue est actuellement sculpté par un artiste anglais. On termine cette incomparable visite par celle du marais qu’il faudra creuser et du bateau-porte, cousin de celui qui devra fermer le radoub. Le peintre académique Joseph Vernet avait été chargé par le roi de peindre tous les ports de France avec une précision photographique pour renseigner les ministres. À Rochefort, il a triché un peu sur la perspective pour faire entrer dans sa toile cet ensemble de 2,5 kilomètres, construit pour être vu de trois quarts par le fleuve. Mais les vaisseaux y sont là, saisissants.

L’Hermione a apporté activité et prestige à la ville. Le chantier attire chaque année 250 000 visiteurs (plus 150 000 pour la Corderie). Mais la construction va s’achever dans deux ans. Et après? Bien des Rochefortais s’interrogent aujourd’hui sur la vie de Rochefort après de départ de Un métier : Cordierla Frégate de la Liberté vers Boston ? En reviendra-t-elle ? Pour l’heure, au-dessus de la porte de l’Arsenal, flotte encore ce drapeau vert qui indique qu’un navire y est en construction. Y en aura-t-il un autre ? L’Hermione, bateau symbolique pour les Américains, y sera-t-elle vendue, aménagée pour des croisières ‘‘historiques’’ sur la côte Est étasunienne, transformée en musée de l’American Revolution ? Un nouveau chantier de construction prendra-t-il la suite ? Quoi qu’il en soit, l’équipe de Cabotages rêve déjà de cette invraisemblable traversée de l’Atlantique à la voile qui prévoit un équipage international de cent cinquante personnes, dont soixante dix employés à la manoeuvre …


 

Source : L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine. Emmanuel de Fontainieu.
Cabotages magazine, créateur du Nautourisme, revisite le nautisme et le tourisme côtiers en Méditerranée