Destination Espagne
13 ET 14 AOÛT - ARENYS DE MAR :
UN PEU DE BEAU, RETOUR DU GRIS
41°34'N – 2°33'E
Départ de Barcelone en fin de matinée dans la grisaille. Dès la sortie du port, la mer est hachée, croisée, plus forte que le vent. Genre machine à laver entretenue par le ressac d'une houle venue de loin. Puis ça se calme, il ne reste qu'une grande onde régulière de trois-quarts avant tribord et une brise légère trois-quarts arrière du même côté. Toujours pas assez pour s'amuser à la voile.
MERCI RAYMARINE !
Donc, encore une fois, on navigue sur moteur et génois, bateau équilibré. Pas passionnant de barrer comme ça, alors on met le pilote auto. Cette année, il semble bien marcher. Il est tombé en panne il y a deux ans en Corse. Juste après la fin de la garantie, le vérin est devenu mou comme une pompe à vélo.
Et patatras ! La minuscule pièce de plastique vissée au bout du vérin et qui s'enfonce dans l'ergot de la barre franche se casse en deux. Après à peine quatre heures de fonctionnement depuis notre départ de Sète. Et toujours dans des mers faciles, quand on s'ennuie à barrer.
Transformé en Mc Gyver des mers, avec un collier de serrage et une goupille d'alu travaillée à la pince, je bricole une fixation qui, finalement tient bien mieux. Je vais déposer un brevet.
Arenys de Mar est, en plus petit que Palamos, un beau port de pêche. Nous y entrons en même temps que des chalutiers qui débarquent aussitôt à la criée. Mais on ne se gène pas, le bassin du port est large, facile à manœuvrer, très abrité des mouvements de la mer.
Le soir, de la terrasse du restaurant de la halle aux poissons, dans le même bassin que la plaisance, nous avons pu voir partir les lamparos. Ils sont revenus à l'aube alors que le Nord-Ouest se levait et que le ciel se couvrait méchamment. Au matin, il a bien plu.
A part ce mauvais temps, la nuit a été calme malgré la présence très proche de la
voie ferrée qui sépare la ville de la plage. Il faut emprunter des passages souterrains pour rejoindre la rue principale, perpendiculaire, plutôt typique et sympathique sans être d'un immense intérêt touristique. Et, ici, il y a 90% d'Espagnols, ce qui nous change de Barcelone.Nous retenons particulièrement deux choses à voir : une jolie place de l'église - et l'église elle-même - et un beau marché couvert qui se trouve aussi être très bon marché, ce qui change également de la capitale. Faites-y vos courses.
Et aussi quelques maisons très "balnéaires" du siècle dernier autour du port, un endroit pour passer un bon moment dans son cockpit en dégustant ce qu'on a acheté au marché. C'est aussi simple que cela. Et on aime caboter ainsi.
Sur cette côte de vacances où il est bien difficile de trouver une zone technique d'importance et où on cherche en vain un shipchandler, il faut signaler que le port d'Arenys de Mar dispose de plusieurs chantiers dotés d'immenses hangars, de travlifts, de grues, de slips, de motoristes, de voileries, de quincailleries... de tout ce qu'il faut pour caréner ou sortir son bateau en cas d'avarie. C'est bon à savoir et on vous le dit. Mais on espère bien que vous n'en aurez pas besoin ! Pas nous, notre pilote est réparé de la plus belle manière.
Djinn et Christophe Naigeon, Cabotages

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