Destination Espagne
4 ET 5 AOÛT - L'ESTARTIT :
UNE VILLE, DES ÎLES ET DES PIRATES
42°3'N – 3°12'E
Après le Cap de Creus, nous avons coupé à travers la longue baie de Roses où la marina, en fond de baie, ressemble un peu trop à ce que nous connaissons déjà en Languedoc-Roussillon. Très bon port, sans aucun doute, mais nous cherchons des lieux plus "exotiques" pour nous..JPG)
Droit dans la proue du Laertes, les îles Medes. À ne pas confondre avec les Mèdes, les deux cailloux au bout de Porquerolles, qui n'ont de commun que l'intérêt des plongeurs.
Ces îlots escarpés entre lesquels on peut mouiller par temps maniable, ont longtemps été des repères de pirates qui trouvaient là un poste avancé pour attaquer les villages de la côte, notamment dans la riche plaine du fleuve Tec qui jouxte l'actuel port de l'Estartit. Le nombre de fermes fortifiées et dotées des tours de guet que l'on trouve dans toute la plaine, raconte parle bien le danger permanent des razzias des pirates, commencées dès la chute de Rome.
Il sont aujourd'hui partis, mais l'Estatrit leur consacre une grande fête populaire en septembre.
Droit dans la proue du Laertes, les îles Medes. À ne pas confondre avec les Mèdes, les deux cailloux au bout de Porquerolles, qui n'ont de commun que l'intérêt des plongeurs.
Ces îlots escarpés entre lesquels on peut mouiller par temps maniable, ont longtemps été des repères de pirates qui trouvaient là un poste avancé pour attaquer les villages de la côte, notamment dans la riche plaine du fleuve Tec qui jouxte l'actuel port de l'Estartit. Le nombre de fermes fortifiées et dotées des tours de guet que l'on trouve dans toute la plaine, raconte parle bien le danger permanent des razzias des pirates, commencées dès la chute de Rome.
Il sont aujourd'hui partis, mais l'Estatrit leur consacre une grande fête populaire en septembre.
LE PORT : UN MODÈLE DU GENRE
Aujourd'hui, il est possible de trouver un mouillage devant les Medes, mais attention à la couleur des bouées : seules les blanches sont disponibles aux plaisanciers. Les autres sont pour les plongeurs, les "snorkelleurs" et autres explorateurs organisés.
Le port, géré par le Club Nàutic Estartit, s'ouvre sur un premier bassin abrité derrière le brise-lames. Des coffres permettent de mouiller là, à l'abri et en sécurité, à deux coups de rame d'annexe de la ville. Viennent ensuite les pontons où on est accueilli dès le premier coup de radio sur VHF, puis la capitainerie et le club-house-restaurant, encore une fois très chic (mais on ne va pas le répéter à chaque fois…) avec un menu de la mer d'une fraîcheur totale. Voilà pour les gourmandises au pied du bateau.
L'Estartit a fait le pari de devenir un lieu d'escale. La moitié des places sont réservées aux visiteurs ! Et Julie, une jeune française, a été recrutée spécialement pour en faire la promotion en France.
Sinon, agréable et tranquille, la ville n'est pas d'un pittoresque renversant. C'est une station moderne, propre, avec des immeubles bas, pleine d'espaces verts en bordure de mer et... de restaurants et de commerces comme partout dans les villes balnéaires. Et une proportion touristes / autochtones tout à fait supportable…
Nous recommandons la place de l'église Santa Anna, avec des petits cafés-tapas vraiment sympathiques, un grand espace où s'ébrouent les enfants en toute sécurité et... un magasin "ferramente" (quincaillerie) comme il y en a seulement en Espagne et en Italie, où on trouve tout, accroché jusqu'au plafond. Ali Baba n'est pas loin.
En juillet, profitez du très bon festival de Jazz et en juin, du festival international des images sous-marines.
TORROELA DE MONTGRIS : ALLEZ AU MARCHÉ
Mais une autre idée pour une escale de deux jours est de prendre le bus ou, encore mieux, de louer un vélo, éventuellement électrique, chez les très nombreux loueurs de la place. Les pistes cyclables sont nombreuses et il y en a une, totalement séparée de la route, qui mène, six kilomètres (à plat) plus loin, vers l'ancien village de Torroela de Montgris. Sur la hauteur, un château carré sans donjon, pas fini : sa construction a été interrompue parce que la guerre a pris fin...
La ville a un quartier ancien tout à fait pittoresque, surtout si on a la chance, comme nous, de tomber un mardi, jours de marché. Allez sur la place de la mairie : superbe architecture (on devrait le dire au pluriel), produits épatants, terrasses de cafés... tout y est pour regarder vivre ce bourg authentique, c'est-à-dire encore vivant (pas un musée, pas "retapé"), avec des gens qui ne sont ni d'autres touristes, ni des figurants du Syndicat d'initiative.
À observer de près, des enseignes et des devantures Belle Époque vraiment intéressantes, ainsi que quelques entourages de fenêtres sculptés remarquables.
LA RÉSERVE MARINE : POISSONS ET OISEAUX
Si vous n'allez pas en ville, plongez ! La réserve marine des îles Mèdes est le troisième site de plongée d'Europe : 900 "ploufs" par jour ! Il y a sur le port plusieurs clubs qui vous équiperont, vous conduiront aux Medes et vous guideront pour la plongée. Attention, en Espagne, il faut un brevet de plongée pour être admis !
En tout cas, le tour des Mèdes vaut le coup. Carmen, la monitrice de MedAqua nous y conduit. Les roches découpées font penser que les pirates y mouillaient étaient des sacrément
Même en palmes-masque-tuba, les poissons curieux viennent sous votre nez. Et, autre joie, en nageant doucement, on peut approcher les cormorans qui se font sécher les ailes sur les cailloux du bord de l'eau. À un mètre de distance, ils ne fuient pas et vous regardent bizarrement, jugeant que vous êtes trop gros pour vous plonger dessus. Car ce sont de redoutables chasseurs...
Voilà pour cette escale qui recèle des trésors, et pas seulement ceux des pirates.

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