Le Saint de Saint -Tropez
Histoire du martyr romain Torpetius, dit "Saint-Tropez"
Mai 68, arrive un homme sans tête
Lorsque vous arpenterez les rues de la ville, vous interrogeant sur ce buste évocateur d'un corsaire de cinéma, sachez qu'il ne s'agit pas, ma
lgré la ressemblance, de John Galliano. C'est Caïus Silvius Torpetius, ou encore le Chevalier Torpès.
Cet intendant estimé de l'empereur Néron avait la garde de Saint Paul, apôtre capturé. Le prisonnier convertit son gardien. Néron, qui ne plaisantait pas avec ces choses-là, fit mettre à mort le félon à Pise. Mais, miracle connu, les lions se couchèrent à ses pieds. Plus rare, la colonne à laquelle il fût ensuite attaché pour être fouetté à mort se brisa, tuant le bourreau. Mais la décapitation, finalement tentée, fut fatale au chrétien le 29 avril 68.
Le corps du martyr, déposé dans une barque en compagnie d'un coq et un chien fut abandonné à l'embouchure de l'Arno. Le courant ligure fit le reste. Le 17 mai 68, l'embarcation s'échoua sur le rivage du lieu qui prendra plus tard le nom de Saint-Tropez quand l'affaire sera connue et reconnue.
Le coq et le chien, sensés picorer et dévorer le cadavre, n'y avaient pas touché. La tête de Torpetius est conservée à Pise où se rend chaque 29 avril une délégation de Tropéziens.

















