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Chantiers, c'est reparti !

Vingt ans après la fermeture des chantiers navals, La Ciotat part dans une nouvelle aventure. La "grande plaisance" dont le marché ne cesse de se développer a permis au site industriel de ne pas être reconverti en marina.

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Beau et triste à la fois. Quand on prenait la passe entre le Bec de l’Aigle et l’Île Verte, on croyait s’approcher du cimetière des éléphants.

La Ciotat

Ces grandes carcasses blanches, ces grues, ces portiques, des animaux morts debout. On se demandait quand tout cela allait être tronçonné, emporté, mis à la casse, quand il y aurait des immeubles, un hôtel, une marina.

Il y avait, bien sûr, quelques vieux yachts en restauration dans la darse, parfois un grand multicoque de course rangé sous les grues, mais on se demandait si c’était une sorte de squat, quelque chose "en attendant". Quoi ?

 

En 2007, tout a changé. Il y a eu d’abord la création d’H2X Yachts & Ships, fusion d’une société de construction navale bien connue à Marseille depuis une décennie sous le nom d’H2O et de IXYard, spécialisée dans le service technique pour les bateaux de travail. En investissant 1,5 millions d’euros dans l’agrandissement à 10.000 m2 d’un atelier permettant la production de très grandes unités (jusqu’à 160 pieds), la société est devenue le plus gros employeur de La Ciotat.

 

Et puis, l’été dernier on a vu un nouveau hangar sur une plateforme rénovée à l’entrée du port, et, autour, de grands bateaux, certains emballés de blanc. Un chantier de réparation et de rénovation (dire refit pour faire branché) venait d’être créé et ambitionnait déjà de concurrencer sur ce terrain en plein boum Barcelone et Viareggio. Monaco Marine (six chantiers sur la Côte d’Azur) et les collectivités locales ont investi, à peu près à 50/50, 43 millions d’euros pour créer « la plateforme la plus grande et la plus moderne du monde » comme l’annonce le président de Monaco Marine, Michel Ducros.

Avec un ascenseur capable de hisser en moins de cinq heures des navires de 2.000 t, une grue de 250 t, un atelier de peinture de 90 m de long et 32 m de haut, de nombreux sous-traitants sur place, 35.000 m2 pour accueillir une quinzaine de bateaux de 40 à 80 m, c’est un bel outil.

 

La Ciotat, c’est donc reparti. Vingt ans après, les 34 ha de la Normed ont été reconvertis. Les ouvriers des anciens chantiers navals qui occupaient le site pour qu’il ne soit pas abandonné à l’immobilier balnéaire ne regrettent pas leur ténacité. Bien sûr, les nouveaux navires ne font pas plus de 80 m. On est loin des 357 m de long du supertanker mis à l’eau en 1970 ! Cet âge d’or là est révolu. Mais pas l’âge d’argent. Le marché de la "haute plaisance" est en pleine expansion : en 2003, 520 yachts de plus de 80 pieds (25 m) étaient en construction ou en commande ; ils étaient 800 en 2007. Six mille yachts naviguent sur toutes les mers du monde et la moitié en Méditerranée, sur la côte d’Azur. Ils devraient être huit mille en 2015.

 

Fin 2007, 500 emplois avaient été créés. On en espère un millier en 2012. À cette date, le chantier devrait traiter 250 à 300 bateaux par an pour un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Un dernier chiffre : un yacht comme ceux-là coûte chaque année en entretien 10% de son prix d’achat. Autant que ça retombe sur La Ciotat.

 

Et, pendant que ces grosses unités y sont immobilisées, cela en fait autant de moins sur la mer à nous passer au ras des moustaches à des vitesses folles histoire de voir si nos minuscules coques de noix tiennent bien la mer…


Christophe Naigeon


 

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