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Curiosités Ciotadiennes: pudding, TVA militaire et miracles

L’arrivée à La Ciotat est très belle. La géologie particulière du Bec de l’Aigle, la verdure de l’île, les immenses grues, les tours et les clochers de la ville, tout est fait pour attirer l’œil et se poser des questions.

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ILE VERTE ET BEC DE L’AIGLE

 

Si vous venez de Marseille, vous êtes passé devant des îles blanches, pelées, où rien ne pousse. Le Bec de l'AigleLe Bec de l’Aigle doublé, vous découvrez l’Île Verte, qui porte bien son nom. C’est la seule île boisée de Provence. Tentez le mouillage dans la petite baie au nord. Une balade jusqu’au sommet conduit à une table d’orientation et, par temps dégagé, on voit tous les massifs de l’arrière-pays.

 

Mais l’autre curiosité est à la fois sous nos pieds et devant nos yeux. La CiotatC’est le poudingue. Comme le pudding anglais – gâteau dont la pâte fait un ciment entre des fruits secs – le massif du bec de l’Aigle et l’île Verte sont constitués de galets amalgamés par du grès. Un fleuve qui existait ici il y a une centaine de millions d’années a charrié des alluvions qui se sont accumulés et consolidés. Cette composition particulière fait que l’érosion de la mer, de la pluie et du vent use la roche en lui arrachant galet après galet, la sculptant comme le sable durci sur une plage.

 

LE FORT-PRISON DU BÉROUARD


Quand vous entrez dans le vieux port de La Ciotat, vous doublez d’abord le phare rouge, qui n’a pas vraiment d’intérêt. En revanche, le phare vert a une très belle superstructure de métal, et aussi une histoire.

Le môle sur lequel il se trouve s’appelle Bérouard. C’est la déformation d’un vieux mot français, "balouard" qui indique bastion. Le môle, terminé en 1840, est l’extension de la plateforme du fort qui existait là depuis trois siècles.

Ce fort dont la construction a commencé en 1551, n’a été achevé que trente ans plus tard. Il a fallu pour cela lever un impôt spécial, le "vingtain", sorte de TVA à 20% payée par les bourgeois sur «les fruits de terre, à savoir blé, orge, avoine, huile, vin, safran et figues et tout gain et profit de mer». En 1564, furent ajoutées des pièces d’artillerie.

Au musée de La Ciotat une aquarelle représente les ouvertures où étaient logés les onze canons dirigés vers le large. En bas était la prison qui, sous la Révolution fut remplie de détenus politiques.

En 1854, la forteresse du Bérouard devint totalement prison municipale puis fut déclassée en 1889 et démolie en 1895 pour laisser la place de manoeuvre aux chantiers navals.

Remarquez aussi, en passant, l’ancien bateau de la Société Nationale de Sauvetage en Mer, déposé en hommage à ceux qui sont toujours prêts à nous tirer des mauvais pas.

 

LES EX-VOTOS DE NOTRE DAME DE LA GARDE


Bien avant qu’existe la SNSM, la solidarité des marins faisait ce qu’elle pouvait. Mais l’adage « aide-toi le ciel t’aidera » a incité plus d’un marin à manifester sa gratitude à la vierge Marie. Et, pour qu’on s’en souvienne, les rescapés faisaient réaliser des ex-votos, petits tableaux représentant la scène de la tempête, le sauvetage ou le naufrage. Mais aussi les gens de mer remerciaient-ils le ciel de leur bonne fortune quand la pêche avait été "miraculeuse".

Ces tableaux souvent naïfs sont de magnifiques chroniques de la vie quotidienne et des documents historiques de grande importance.

 

Voici la description que fait, pour deux d’entre eux, un document municipal : « Celui du navire La Baleine, daté de 1808, relate la tempête essuyée par ce navire aux larges des côtes de «barbaries» durant laquelle, la foudre abat le mat d’artimon du navire. Il est vraisemblable que l’un des marins fut ciotaden et que sauvé par miracle, il voulu en remercier les cieux.

 

Le second évoque la prise d’un corsaire anglais-espagnol ramené à La Ciotat le 15 juin 1799. La veille, ce navire rodant aux larges des côtes, avait capturé trois navires ciotadens. La Municipalité avait désigné les frères Antoine et Désiré Cuzin, marins pêcheurs, pour partir en expédition. La poursuite dura près de trois heures et au large de Cassis, le combat s’engagea à coups de mousquet.

La CiotatEn quelques instants la voile et le drapeau de l’Union Jack sont abaissés et levés en signe de reddition.

 

Les frères Cuzin ramèneront les trois navires à La Ciotat sous les ovations enthousiastes. La «prise de guerre» sera validée par tribunal à Marseille et les frères Cuzin toucheront 194 francs chacun tandis que chaque membre d’équipage reçut 48 francs 72. En 1831, l’un des fils Cuzin réalisa l’Ex Voto en souvenir de ce haut fait d’armes. »


 

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