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Stabiplage

Plages et lidos : chaque grain compte

Tout est bon pour empêcher nos côtes de disparaître. Non seulement parce que la plage de sable est le symbole des vacances (argument économique) mais parce que  les cordons littoraux sont, notamment sur la côte languedocienne, les garants de la géographie lagunaire (argument écologique).

 

Un lido comme celui de Sète à Marseillan Plage est actuellement l’objet de soins tout particuliers. Plage étroite, route, voie ferrée, grosse fréquentation humaine, fortes tempêtes hivernales, tout contribue à accroître le risque que le bassin de Thau ne rejoigne un jour la mer ouverte. Catastrophe!

Mais, partout, le maintien du sable face aux forces conjuguées du vent et des vagues est une question cruciale.

Pour le vent, il semblerait qu’une excellente et peu onéreuse solution sait été trouvée : les ganivelles. Ces clôtures faites de piquets de châtaigner reliées entre eux par du fil de fer provoquent un fort ralentissement et des turbulences dans le flux d’air, et les grains de sable se déposent. Après quelques années, les ganivelles sont totalement recouvertes et l’on peut alors en remettre une couche par dessus.

Les choses se compliquent pour l’érosion aquatique.  Les courants côtiers et les vagues modifient sans cesse la ligne de côte. Tout au long de la Camargue pour protéger les Salins du Midi, le long des plages du golfe du Lion, on a installé des brise-lames, des épis perpendiculaires ou longitudinaux pour retenir le sable dans le flux marin comme les ganivelles dans le flux éolien.  Mais, outre le fait que la méthode est coûteuse, les phénomènes de d’affouillement (creusement en profondeur) provoqués par les vagues font peu à peu disparaître ces roches (comme vote pied s’enfonce un peu plus dans le sable à chaque vague sur la plage).

Une nouvelle solution, appelée Stabiplage, a été essayée avec succès en Bretagne. Il s’agit de gros et longs «boudins» de matière poreuse et souple que l’on remplit de sédiments et que l’on immerge soit en pied de dune à sec, soit tout ou partie dans l’eau, en long ou en travers.
La porosité et la souplesse, mais aussi la cohésion de l’ensemble font que l’ouvrage résiste sans casser, ne s’enfonce pas (système d’ancrage profond), évite les effets de «succion» par les houles et la forme «douce» évite le développement de clapots qui empêcheraient le dépôt du sable. L’avantage est aussi que les plantes aériennes ou aquatiques peuvent prendre racine dans l’enveloppe poreuse.

D’après les premières constatations, les résultats sont bons et la plage, tant terrestre que marine, a recouvert les cylindres d ‘un diamètre de près de deux mètres.

Évidemment, il faudra de nombreuses années pour juger définitivement du résultat sur la protection ou la reconstitution du trait de côte, mais l’idée mérite qu’on s’y arrête.


 
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