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Un tour dans la petite rade

Une idée de croisière d’amer en amer



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La rade de Toulon est un monde en soi. Plan d’eau très réglementé à cause du passage des ferries et surtout de la présence de zones militaires, c’est tout de même un magnifique plan d’eau qui mérite une petite croisière de la journée et même un mouillage tant les points de vue qu’elle offre sont divers.

 


LA BASE DE SAINT MANDRIER


Quarantaine et formation des marins

 

Face à Toulon, vers 1670, fut construit par les bagnards l’hôpital Saint Louis, destiné à accueillir les équipages des navires mis en quarantaine. Le bâtiment est resté un hôpital jusqu’en 1936, date à laquelle il abrite l’Écoles des Mécaniciens, Chauffeurs et Scaphandriers de la Marine nationale. Aujourd’hui, la Base Aéronavale de Saint Mandrier accueille ici sur plus de 80 ha le plus grand centre de formation de la marine, le Centre d’Instruction Naval.


 

LA BAIE DU LAZARET


La conchyliculture un peu anachronique

 

C’est une chose curieuse que de voir, au milieu de la baie, ces cabanes sur pilotis et ces parcs à moules qui semblent d’un autre âge et totalement incongrus dans cette rade où croisent les bateaux de guerre. On pourrait croire que les moules qui y sont produites depuis la fin du XIXe siècle sont polluées comme elles l’ont été après le sabordage de la flotte en 1942. Or, en y réfléchissant, on comprend qu’elles sont, au contraire, un bon indicateur d’écotoxicité. Si les analyses des services sanitaires les déclarent bonnes à la consommation, alors…


 

 

LA CORNICHE MICHEL PACHA


La vie de pacha sur la corniche

 

La vue est superbe de ce bout de route en bordure de la Baie du Lazaret. On y voit ce qu’est, pour les croiseurs, la face cachée du cap Sicié mais aussi la rive boisée de Pin Rolland et les cabanes sur pilotis. Cette route que l’on aperçoit très facilement d’un mouillage dans la baie (attention aux fonds et aux autorisations !) est la partie avancée d’un projet que l’on doit à Micel Pacha, ancien maire de Sanary, qui consistait à imaginer un vrai projet urbain pour cette zone prévoyant notamment d’aménager l’isthme et le passage de la Seyne sur Mer vers les Sablettes. Le témoignage contemporain de ce projet est la persistance de belles villas bourgeoises.

 


LE FORT DE BALAGUIER


Le roi joue la tour contre les fous

 

Les pirates ! Terreur de tous les habitants des côtes de Méditerranée. Ces "fous sanguinaires" qui hantaient l’imaginaire de la population étaient aussi un danger bien réel que les autorités n’eurent de cesse que de combattre par des fortifications, des tours de guet, des forts armés pour se défendre au canon. Le fort de Balaguier, à la pointe du même nom, fut édifié en 1636, sous Louis XIII, sur ordre de Richelieu. Elle fait face à la Grosse Tour, sur la pointe de Pipady, construite un siècle auparavant, et termine ainsi le dispositif de défense de l’entrée de la rade. Efficace à l’époque de sa construction contre les "barbaresques", ce système se révèlera insuffisant plus tard, sous Louis XIV, quand ces deux tours, qui n’auront pas été révisées par Vauban, seront de peu d’utilité dans les sièges que la ville connaîtra.

 


LES VIEUX CHANTIERS DU MIDI


Les premiers pas de l’industrie navale

 

Parmi les ancêtres des chantiers navals de la Seyne sur Mer, les vieux chantiers du Midi sont un témoignage de l’ancienne activité de construction navale, commencée vers 1711, au lendemain du grand siège de Toulon de 1707, lorsqu’il fallut reconstruire de nombreux navires et embarcations, grandes et petites, qui avaient été détruites, brûlées ou sabordées. Les chantiers du Midi, qui n’ont jamais construit de grandes unités mais plutôt des chalutiers et des grands yachts, laissent encore de beaux bâtiments, témoins d’une époque hélas révolue.


 

 

LA POINTE DE L’ÉGUILLETTE


Le troisième verrou de Toulon

 

La pointe de l’Éguillette est, avec Balaguier et la Grosse Tour de Pipady, le troisième point du dispositif de surveillance et de protection de la rade du temps des pirates "barbaresques". Sur ce petit cap fut construit un fort en 1680 qui, à distance d’environ 0,8 milles nautiques de la pointe de Pipady, permettait, sinon de croiser les tirs des canons, en tout cas de croiser les feux et de surveiller ainsi la passe la plus étroite de l’entrée de la rade. À défaut d’être capable de défendre Toulon contre une escadre importante et puissamment armée, ce triangle de surveillance et de protection suffit à dissuader les forbans.

 


LE BRÉGAILLON


Roll-on et Roll-off sont dans un bateau….

 

C’est la zone dédiée à l’industrie et au commerce. Deux chiffres pour en mesurer l’importance : en 2005, presque Un million de tonnes de marchandises et un million de passagers débarqués/embarqués. Autrefois bassin d’eaux dormantes consacré à la conchyliculture, le terminal possède aujourd’hui un quai de 215m et d’un autre de 240m.

 


LA TOUR ROYALE


Vauban n’a pas été écouté

 

Sur la pointe de Pipady, la Grosse Tour fut le premier ouvrage de guet et de lutte contre les pirates. Construite sous Louis XII (achevée en 1524) la Grosse Tour, ou Tour Royale, fut modernisée et munie de 22 canons en même temps que furent édifiées, un siècle plus tard, les tours de Balaguier et de l’Éguillette. Vauban, sous Louis XIV, demanda que ces dispositifs soient "remis aux normes" de la guerre moderne, mais rien ne fut entrepris et ces trois ouvrages fermant la rade ont gardé leur allure de forts du XVIIè siècle.



LE GRANDE DIGUE ET TORPILLES


Contre la houle et l’excès de vitesse

 

La grande digue délimite ce qu’on appelle la Petite Rade. À la fin du XIXe siècle furent construites trois jetées dont la plus grande, longue d’un kilomètre et demi, se termine par le petit phare qui est le signe du "bonjour" ou "au revoir" Toulon pour tous les marins. Elle ralentit les bateaux et surtout brise la houle de sud-est. À sa base se trouve le môle des Torpilles qui tient son nom de ce qu’après la guerre, on y essayait les torpilles. Depuis, il existe d’autres moyens de le faire et l’endroit à retrouvé sa sérénité. C’est une grande terrasse sur pilotis avec vue sur la mer pour suivre la trajectoire des projectiles.

 


LE FORT DES VIGNETTES


Héros du siège de 1707

 

Ce fort, qui s’appelle aujourd’hui Saint Louis, fut construit peu de temps après celui de l’Éguillette. Il venait compléter, dans une version plus moderne, les trois forts "anti-pirates". Son but était de défendre l’anse des Vignettes qui aurait pu être un abri pour des navires ennemis. Au cous du siège de 1707 (voir l’article) ce fort, grâce à son artillerie et au courage de ses défenseurs, joua un rôle clé dans l’échec de la tentative de prise de Toulon par les anglo-austro-savoyards. Presque totalement détruit, il fut reconstruit presque à l’identique, sous le nom de fort Saint Louis.

 



 
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