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Un petit coin de paradis

Ni fautes d'orthographe, ni confusion avec LES SainteS MarieS DE la mer ou Port Gardian au mitan de la Camargue… mais un havre de paix au mitan des roseaux entre Canet de Roussillon et Port Barcarès, malheureusement (ou heureusement ?) réservé aux caboteurs d'environ 1m, 50 de tirant d'eau…

Ici, pas d'amer remarquable, ni montagne ni château, pour repérer la modeste passe d'entrée du port de Sainte Marie la Mer. Juste un drapeau bleu sur un mât. Pas de grands immeubles en front de mer pour signaler cette vieille station balnéaire de Salanque. L'une des rares à ne pas avoir été sur la liste de la Mission Racine d'aménagement du littoral, elle est restée modeste et familiale.  C'est un petit paradis pour ceux qui cherchent discrétion, calme et nature.
Ne pas confondre avec les Saintes Maries de la Mer, en Camargue, à une bonne centaine de milles de là. Ici, il n'y a qu'une Marie, celle de son église romane du XIIe siècle. Dans la nuit des temps, c'était "Sancte Marie de Pabirans" qui s'est transformé en "de la Mer" vers les années 1200. D'où vient cet ancien nom ? Peut-être d'un certain Papirius, colon romain qui y aurait eu un domaine. On trouve un Saint Jean de Pabiran, près de Montagnac dans l'Hérault.


Vue aérienne
DE SALANQUE EN CAMARGUE
Pourtant, il y a bien une relation avec la presque homonyme ville de Camargue : les rituels gitans. Le site historique www.jtosti.com indique que « la plage de Sainte-Marie avait (…) une importance religieuse non négligeable : c'est en effet là que, par temps de sécheresse, on descendait en procession les reliques de saint Gaudérique depuis l'abbaye de Saint-Martin du Canigou. La châsse contenant ces reliques était solennellement immergée à plusieurs reprises, et il finissait bien par pleuvoir un jour ou l'autre, preuve que le saint avait été efficace. Au XXe siècle, les Gitans ont poursuivi cette tradition d'immersion, dans un pèlerinage rappelant celui des Saintes Maries de la Mer. »
Bien qu'entouré de marécages qui le protègent des turbulences entre la France et l'Espagne du côté mer, le village vit modestement dans ses remparts du côté de l'intérieur jusqu'au XIXe siècle. Ils seront alors démolis pour cause d'urbanisation. L'extension s'opère à l'est vers la mer avec la création d'un bourg en bord de mer sur des parties marécageuses assainies. Quelques pêcheurs installent des cabanes pour leur matériel, puis s'y logent. La mode des bains de mer arrivant, l'urbanisation sans devenir galopante passe au petit trot dès la fin de la seconde guerre mondiale.

UN PETIT PORT BIEN TRANQUILLE
A 6 milles au sud de Port Barcarès ce petit port a été récemment aménagé dans un abri naturel. Venant du Nord, un court épi d'enrochement précède une plage suivie d'une petite jetée qui déborde à peine. En saison, un balisage de bouées conduit à l'entrée orientée Est-Ouest d'une dizaine de mètres de large, pas protégée des vents marins. Une capitainerie est ouverte en été au nord de la passe ainsi qu'un petit ponton visiteurs.Le Port
Le port est établi dans la rive sud de l'embouchure de la Têt, petit fleuve côtier qui abrite toujours des petites embarcations à moteur sagement rangées en épi le long de la rive, face à de petites villas sur la rive nord. Le bassin dans l'axe de la passe et à gauche de la petite rivière, non pas entouré d'immeubles mais de… roseaux, comprend quand même huit pontons pour quelques 500 places.
Tout cela a un charme indéniable, à dimension humaine : ce n'est pas ici que vous ferez admirer votre dernier 50 pieds… le port n'est accessible officiellement qu'à ceux qui ont moins d'un mètre cinquante de tirant d'eau. En pratique, il est dragué à 2 mètres.
Comme on peut s'y attendre dans un endroit idyllique : très peu de places de passage et pas de possibilité de mouillage car si l'abri est sûr, la côte est très exposée à la houle même modérée… autant dire qu'en dehors des calmes plats, il y a au moins du clapot à l'extérieur ! Mais par grand beau temps, on va vous confier qu'à un mille au nord, devant la plage des Thoreilles, là où les baraques à poisson proposent l'été fritures et grillades, certains mouillent plus ou moins longtemps, selon la météo.
Ici, pas d'immeubles : les petites maisons à un seul étage construites au début du XXe siècle existent toujours. Une volonté de garder au fil des années un caractère familial. Nuits calmes à bord garanties, d'autant que le port est tout à l'extrémité Ouest de Sainte Marie - plage… Certains aiment, d'autres s'y ennuieront.  

Claude Roger

 

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