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Le Château "Blanc" doux amer

La ville dont le prince est Jules

Il est de belles endormies réveillées par un prince. Sausset l’a été par Jules Charles-Roux, fils d’un industriel un peu mégalo qui a construit le "château", point de repère des navigateurs.


En venant du large, ce qui vois permettre de savoir que vous naviguez bien en direction de Sausset-les-Pins est une vasteSausset by night demeure qui surplombe le port : le "château", grande bâtisse claire au toit rouge flanquée d’une tourelle à chapeau pointu au milieu d’une tache verte. Sue la droite, un ensemble de petits immeubles collectifs également bien en vue…
Avec ses deux digues récemment renforcées, le port est bien abrité des vents d’O/N-O, moins bien des coups d’E/N-E mais dispose d’un petit avant-port qui autorise des entrées un peu mouvementées.
Sausset Les Pins constitue non seulement un refuge sûr, mais surtout une étape accueillante, pleine de charme, avec un port en cœur de ville (mais des places d’accueil au calme !), des marchés, des étals de poissons pêchés du jour, des cafés et des restaurants qui le cernent.

LE CHÂTEAU, DOUX AMER
On ne peut pas rater le château. D’ailleurs, il a été fait pour. En 1854, Jean-Baptiste Charles Roux, propriétaire d’une huilerie-savonnerie à Marseille, arrive à Sausset les Pins et fait construire l’année suivante une sorte de château, dans une pinède de 300 ha, face à la mer. Il la veut imposante et dominante comme une forteresse au-dessus des cabanes de, visible plus que voyante. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.Le Port
Car ce qui est depuis un amer pour tous les navigateurs, est voulu par ce capitaine d’industrie comme un point de repère très personnel : il tient à voir son château depuis son bureau de Marseille où, pour affaires, il doit s’exiler loin de son sweet home !
Sa famille fait également bâtir la "ferme neuve", bâtiment agricole dont l’activité génère la création de nombreux emplois sur la commune. Elle abrite aujourd’hui les services municipaux et des salles de réunions.
Si Jean-Baptiste reste dans les mémoires des Saussétois par son ostensible fortune, c’est dans leurs cœurs que reste son fils Jules. Engagé dans de nombreuses activités économiques, politiques et artistiques, il fera du château un musée et un centre culturel. offrira à la municipalité divers terrains, y compris un champ d’olivier qui bordait la petite anse naturelle de Sausset les Pins, emplacement du port actuel.
Après la disparition de Jules, la famille vendra le château en 1931 sous forme de copropriétés. Une partie des 300 ha de pinède sera morcelée en 1978 et à trois nouveaux lotissements y seront bâtis.

AVANT LE TRAIN ET LA ROUTE

À l’époque de la construction du château – sous Napoléon III – Sausset les Pins était un "quartier" de Carry le Rouet. Si ce n’est le chemin des douaniers qui relie encore aujourd’hui Martigues à Marseille, le hameau n’avait aucun autre accès que maritime. Et, à part quelques fermes éparses où l’on vivait de la vigne, de l’olivier et de l’élevage de chèvres, l’essentiel des quelques maisons étaient situées autour de la petite rade, là où se concentre maintenant l’activité touristique. Il faudra attendre les années 1860 pour que les premières villas apparaissent et que l’église Saint Pierre, patron des pêcheurs, soit construite.Vue aérienne
La fresque peinte sur le mur qui ceint le port montre bien que la pêche, notamment au thon, y était l’activité essentielle. L’événement annuel était la seinche au thon (équivalent à la matanza catalane et espagnole) qui rassemblait tous les hommes du village, sur les bateaux groupés en cercle, pêche collective qui se finissait par l’étalage des captures sur le quai.
En 1868, le port s’agrandit, une jetée et une anse supplémentaires sont construites. Ces grands travaux, financés en partie par Jules Charles-Roux, permettront le développement de la pêche. Comme d’autres localités, c’est l’ouverture, en 1915, de la ligne de chemin de fer Port de Bouc – l’Estaque, qui permettra de désenclaver Sausset et lui permettra de devenir une petite station balnéaire familiale. La commune devient indépendante de Carry en 1924. Affirmant sa vocation de station touristique, la commune ne connaît pas les faramineux écarts saisonniers de population qui affectent bien d’autres cités de vacanciers : 8.000 hab l’hiver, environ 11.000 l’été.  Une population résidente permanente, plutôt jeune, travaillant à Marseille ou à Fos, participe à maintenir l’équilibre démographique. Ce qui explique l’activité et l’ambiance de village que connaît la commune, y compris hors saison.

Guy Brevet
Jeanne Chemin

 

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