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Ports des arts et des lettres

Osez naviguer au milieu des cargos et ferries qui entrent et sortent en permanence des ports de l’Estaque. Une belle surprise vous attend dans ce village, quartier mythique de Marseille : bateau amarré, partez en voyage dans le monde entier grâce aux artistes qui ont séjourné ici.

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"Des toits rouges sur la mer bleue... Le soleil est si effrayant qu'il me semble que les objets s'enlèvent en silhouette non pas seulement en blanc ou noir, mais en bleu, en rouge, en brun, en violet". Saisissante description de la lumière de l’Estaque qui inspira tant de créateurs. On la doit à Paul Cézanne, l’un des très nombreux artistes qui posèrent leur pinceaux, leur plume ou leur caméra dans ce village, quartier de Marseille.

 

L'Estaque

Paul Cézanne (1839-1906). Cézanne n’est pourtant pas un de ces peintres du Nord de la France, comme Dufy ou Braque, qui se laisseront surprendre et subjuguer par les lumières du Midi. Il est né à Aix en Provence. Le futur maître de l’impressionnisme arrive dans ce petit port caché au fond de la rade de Marseille en 1870, probablement pour échapper à la mobilisation pour la guerre contre la Prusse. A l’Estaque, il aime peindre en plein air. À chacun de ses séjours, il choisit des points élevés pour poser son chevalet. Il réalise ainsi vingt-sept tableaux, le plus singulier étant La Neige Fondue à l’Estaque.

 

Émile Zola (1840-1902). L’ami de Paul Cézanne, l’écrivain Emile Zola, avec lequel il a partagé ses années de collège à Aix-en-Provence, le rejoint en 1870. Politiquement engagé, il participe au lancement du journal La Marseillaise. L’homme de Germinal ne s’intéresse pas qu’à la vie des "Ch’tis" : il revient à l’Estaque au cours de l’été 1877 et, de la vie locale, tire sa nouvelle Naïs Micoulin. Il y partage son temps entre l’écriture, la baignade et la table. Il écrit à son ami Huysmans au cours de l’été 1877 que « la bête en lui est extrêmement heureuse ».

 

Georges Braque (1882-1963). Vingt ans plus tard, les fauves défilent à l’Estaque. Braque arrive pour la première fois en 1906, l’année où meurt Cézanne. Le peintre qui appartient à ce courant pictural qui prône la simplification des formes et l’utilisation de couleurs pures qu’on appelle le fauvisme admire Cézanne et marche sur ses traces. Il précise : « Je peux dire que mes premiers tableaux de l’Estaque étaient déjà conçus avant mon départ ». Son séjour en hiver 1906-07 est le plus « fauve » de la période. Pour l’œuvre Le Port de l’Estaque, il pousse jusqu’à se poster pour peindre exactement au même endroit que Cézanne. Ainsi, Les Maisons en Provence de Cézanne deviennent Les Maisons à l’Estaque de Braque. Cette toile est à l’origine du mot cubisme.

 

Raoul Dufy (1877-1953). L'EstaqueAutre peintre amoureux de la Méditerranée – né au Havre – Dufy met en scène le port de pêche et l’embarcadère, le château Fallet que Braque, avant lui, avait peint. Dufy s’intéresse aussi aux angles de vue moins larges que d’autre confrères qui embrassèrent les paysages : des arbres ou des statues du parc, des détails architecturaux. Des usines aussi, comme le fera, un siècle plus tard, le cinéaste Robert Guédiguian.

 

Robert Guédiguian naît à Marseille en décembre 1953 d’un père arménien docker sur le port et d’une mère allemande. À partir de 1980, ce cinéaste de quartier comme il aime à se décrire, tourne presque tous ses films à l’Estaque, où il a passé son enfance. Engagé et déçu par la politique, Robert Guédiguian trouve dans le cinéma une manière de défendre ses idées. Il s’entoure d’une fidèle équipe composée de son épouse, muse et actrice fétiche Ariane Ascaride, de Gérard Meylan et de Jean-Pierre Daroussin. Il décrit la solidarité dans A la Vie, à la Mort ! le milieu ouvrier ou la misère sociale dans La Ville est Tranquille. En digne héritier du cinéma réaliste, il dépeint les petites gens et leur quotidien. Le grand public le découvre en 1998 avec Marius et Jeannette, romance ouvrière à l’Estaque. Dans son dernier film Lady Jane on devine les rues et les places de l’Estaque.

 

L’office de tourisme de l’Estaque a eu la bonne idée de proposer une visite pédestre appelée « Le circuit des peintres ». Le visiteur part du port avec un plan et visite les lieux qui ont séduit les peintres. Huit plaques explicatives jalonnent ce périple.


 
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