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Collioure victime de son succès

Le roi Wisigoth Wamba confirme à Collioure son statut de port de commerce en 673. Son activité décline progressivement à partir du XVe lors de la découverte de l’Amérique. Il faut attendre 1971 pour la naissance de l’actuel port-abri de Collioure à la suite d’inondations importantes et du nombre de plus en plus croissant de bateaux à Collioure.

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Les Grecs, les Phocéens et les Romains, ont convoité Collioure pour son ouverture sur la Méditerranée et ses deux grèves qui facilitent sa défense.Collioure Le roi Wisigoth Wamba occupe le site en 673 et donne à la ville le nom de Caucoliberis qui signifie Port d’Elne, confirmant son rôle de port de commerce.

À partir de 981, les comtes du Roussillon et les rois de Majorque aménagent et fortifient Collioure. Elle devient résidence d’été des rois de Majorque entre 1276 et 1344, ce qui lui confère un statut privilégié vis-à-vis de ses voisines.
Plusieurs croisades passent par Collioure. Celle des Templiers en 1207 marque les esprits et engendre la légende du trésor des chevaliers des Templiers. Les Cisterciens passent en 1242 et les Dominicains en 1280. Collioure vit ainsi, gâtée par les dieux et les rois.

Puis le vent tourne. La découverte de l’Amérique en 1492 ouvre des perspectives ailleurs qu’en Méditerranée pour les grands de ce monde. Collioure commence à décliner.

Mais son intérêt militaire va assurer la relance. Collioure voit arriver Vauban, ingénieur militaire de Louis XIV, qui modifie les fortifications et donne à Collioure son aspect actuel. En 1659, le traité des Pyrénées rattache définitivement le Roussillon à la couronne française. Celui-ci, signé par les Premiers ministres de Louis XIV, roi de France et de Philippe IV d’Espagne, met fin à trente années de guerre franco-espagnole.

Collioure se retrouve une ville fortifiée dotée d’un petit port de pêche après avoir brillé dans l’Antiquité et au Moyen-Âge comme un des ports les plus stratégiques de Méditerranée. Demeurent les monuments à l’origine de sa gloire et de sa beauté : le château royal, pièce maîtresse du dispositif défensif. Il est aujourd’hui classé monument historique. Ensuite le Fort Saint-Elme bâti au XVIe siècle par l’empereur espagnol Charles Quint, puis la tour de Madeloc du XIIIe siècle. Ancienne tour à signaux, cette dernière se dresse à 652 m d’altitude. Elle permettait autrefois de surveiller la mer et à parer à la moindre attaque. Enfin l’église Notre Dame des Anges dont la construction débute au Moyen-Âge. Son clocher servait de fanal pour le port.

Après les commerçants et les militaires, les artistes vont donner à Collioure son troisième élan. La vie de Collioure est indissolublement liée à l’art contemporain. C’est dans les toutes premières années du XXe siècle que ce petit port va entamer un long voyage sur la voie de la notoriété chez les intellectuels.

En 1905, Matisse s’y installe, bientôt rejoint par Derain. Alors que Picasso et Braque lancent, non loin de là, à Céret, le mouvement cubiste, Collioure devient le berceau du Fauvisme et le lieu de rencontre de tous les peintres du moment, avant et après la première guerre mondiale. Des dizaines d’artistes affluent et le petit village compte parmi les grandes villes artistiques.


Marilyn Beaufour et Christophe Naigeon


Collioure est un port naturel.Collioure Jeter l’ancre en pleine ville pour y passer la soirée, la nuit et l’heure du lever du soleil est un vrai privilège. Mais l’affluence a obligé la municipalité à prendre des mesures de sauvegarde. Avec quarante bateaux dans la baie en plein été, c’était devenu impossible : les rejets des déchets et des eaux noires, les ancres qui s’accrochent au collecteur d’égouts… La plage, située elle aussi en cœur de ville, est sans cesse menacée d’interdiction. Or, les baigneurs ont d’autant plus droit à la propreté des eaux qu’ils sont de forts contributeurs du développement économique de la commune.

Au risque de se faire des ennemis parmi nos collègues plaisanciers, nous disons que Collioure a dû imposer le respect du lieu puisque certains d’entre nous ne l’avaient pas. Il faut désormais s’amarrer à un nombre limité de bouées. Comme à Port Miou où nous avons détruit toutes les posidonies, ailleurs où nous avons arraché les coraux… Et payer. Comme nous payons pour faire ramasser les crottes de nos chiens. Pollueur – payeur, dites-vous ?


Christophe Naigeon

 
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