Après l'industrie, retour à la mer
Site industriel important dès le milieu du XIXe siècle, Port de Bouc – prononcez "bou" – devient une commune en 1866. A ce moment-là, elle possède déjà des chantiers navals réputés, des salins, une usine à plomb, puis, en 1876, la sècherie de morue Cabissol de la Lèque.
Quand, pour le meilleur et pour le pire, commence la grande épopée du pétrole et de l’automobile, en 1894 y est créée la raffinerie de pétrole La Phocéenne. Suivront deux usines de produits chimiques, Saint-Gobain et Kulhman. La ville traverse une période prospère et, au cœur des "trente glorieuses", sa population est de 14 000 âmes.
En 1966, tout se gâte : la fermeture des chantiers navals met 2000 personnes se au chômage. Mais on rêve de la grande zone industrielle de Fos qui promet des milliers d’emplois. Des sidérurgistes lorrains s’investissent dans le projet.
La ville construit des habitations pouvant accueillir 7500 nouveaux habitants. Patatras ! Au lendemain du premier choc pétrolier, en 1975 s’arrête le développement de la zone industrielle de Fos.
Ce destin contrarié n’abat pas les Port-de-boucains. La situation géographique de la ville, entre mer, canal et étang, est un précieux atout. La ville retournera vers la mer : les autorités créent la criée publique de toute la région PACA pour la vente du poisson. Du coup, la ville attire des sociétés de transformation des produits de la mer. À titre d’exemple, la renommée de la foire-exposition Les Sardinades dépasse les frontières.
Et enfin, malgré un environnement qui ne favorise pas l’image touristique, Port de Bouc développe le tourisme et la plaisance.




