Le plus grand bassin du monde
Les premiers chantiers navals de la Seyne sur Mer ouvrent leurs portes en 1711.
Ils connaissent très vite une forte expansion, surtout à partir de la première moitié du XIXe siècle avec l’avènement de la métallurgie. Armand Béhic, le financier qui relançait en même temps les chantiers de la Ciotat frappés par la crise de la "marine en bois", crée en 1856 la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée et reprend le site de La Seyne. Ce chantier emploie alors 1.300 personnes et assemble de gros navires civils et militaires. C’est la belle époque : en 1884, un rapport désigne les chantiers seynois comme les plus importants de France. Il y a bien plous de place qu’à La Ciotat pour travailler et mettre à l’eau. Dix cales permettent de réaliser les plus grands bateaux de l’époque. Ce sont les paquebots transocéaniques qui relient l’Europe au reste du monde.
En 1927, y est créé le plus grand bassin du monde. Mais la concurrence mondiale fait rage et les chantiers doivent se diversifier : méthaniers, barges flottantes et équipements pour les plates-formes de forage pétrolier off-shore.
Malgré les bombardements de la seconde guerre mondiale, le site est rebâti et agrandi : 25 ha pour un front de mer de 1.400 m. Plus de 5.000 personnes y travaillent en 1973, à la veille du choc pétrolier qui sera fatal. Le marché, notamment des grands pétroliers et gaziers, subit un coup de frein brutal et est pris par la concurrence asiatique, notamment coréenne.
Commence alors le déclin jusqu’à leur fermeture définitive en 1989. La ville met alors en place un vaste programme d’aménagement du terrain, à ce jour le plus grand projet urbanistique entre Gênes et Marseille. L’inauguration du parc Fernand Braudel a lieu en 2006. Quant au Pont Levant, emblème des chantiers navals, il est en cours de restauration. Pour votre prochaine escale en août 2008, il pourrait être en service.






